ftj de p s différentes espèces. r. 97
Les Reines ont encore leurs Chevaliers d’honneur, comme les autres Dames LuisEcuyers d’honneur.
Froissard fait mention de quatre Chevaliers d’honneur, Meffire Renaud de Roye,Me (lire Renaud de Trie , le Sire de Garencieres, & Meffire Guillaume Martel. Ecen un autre endroit il parle de Meffire Guillaume des Bordes, & dc Meffire Guil-laume Martel Seigneur de Bacqueville, tous deux chevaliers de la chambre duRoi.
II y avoir atiffi des Ecuyers d’honneur,qui fervoient autrefois à porter à la guerrel’écu devant le Prince ou devant les grands Seigneurs : ils croient apellés Armìgeri:
& il y-avoit des Ecuyers d’armes qui portoient l’cpée du Prince , ou autre Seigneur;c’est ce qu’on apelle à présent Ecuyers d’honneur. Toutes ces différences (e voientdans les Mémoriaux de la Chambre des comptes,dans lesquels Guillaume Petit eftdit Ecuyer d’armes du Roi.
Ceux qu’on apelloit en France Frères d’armes, étoient, selon Monsieur du Frênedu Cange, ceu* qui contractoient entr’eux une amitié fraternelle, confirmée par fer-ment , fe promettans une protection & un secours mutuel, s’ils étoient attaqués parleurs ennemis. L’exemple s’en voit dès le terns de David & de Jonathas, qui s’ai-moient extraordinairement.
Ainsi dans l’Histoire de Charles VII. de Berry Héraut dermes, & dans Monstre-let fur l’année 1445. il est dit que le Roi de Castille étoit Frère d’armes, & allié duRoi de France.
Jacques le Clerc en son Histoire de Bourgogne , raporteque le Roi d’Arragon &Philippes Duc de Bourgogne étoient Frères & Compagnons d’armes.
Enfin dans l’Histoire d’Artur Duc de Bretagne, Connétable de France, écrite parGruel, ce Duc , & celui de Bourgogne font nommés Frères d’armes.
Jean-sacques ChifHet en la défense de l’Efpagne contre la France, écrit qu’on apel-loit Frères d’armes ceux qui étoient chevaliers d’un même Ordre : mais ce sent plu- -tôt des Compagnons d'Ordre, que des Frères d’armes. ,
CHAPIRTE C V I.
Si un antre qu'un Chevalier petit conférer la Chevalerie : Si l'on fe peut conférer la Chervalerie : fi fi elle peut être conférée a ttn mort. Si l'on peut porter deux Ordres deChevalerie. Ou' on n en peut accepter d'un Prince Etranger fans le consentement deson Souverain. . Et fi les femmes peuvent être Chevalieres.
I L semble que celui qui n'est point Chevalier né peut ctre capable de conférer laChevalerie , nerno dat ejuod non babet : Il faut que celui qui conféré l’Ordre dePrêtrise , soit Evêque : le seul Docteur sait un Docteur ; & le seul Magistrat un Magif- •trat : Néanmoins, Pierre de Saint-Julien dit en son Livre de l’Antiquité des Bourgui-gnons chap. 27. que celui qui a la souveraine puissance , fait faire quelquefois desChevaliers par ceux qui ne font point Chevaliers ; ainsi qu’il fe pratique au saintSépulcre : car comme dit le Prince Razivil en fes Relations de son voyage de Jéru-salem , le Pape a donné pouvoir au Gardien des Cordeliers, de conférer l’Ordre de"Chevalerie du saint Sépulcre. Et le Pape Alexandre VI. l’an 4. de son Pontificattransféra au saint Siège , Sc à lui , le pouvoir de donner cet Ordre de Chevalerie dusaint Sépulcre ; & il s "en déclara lui & fes successeurs Papes, Chefs Lc SouverainsGrand-Maîtres , donnant pouvoir à son Vicaire général , Gardien du saint SépnLcre, qui est toujours de la Régie de Saint François d’Assise , d’honorer de cet Or-dire les Pèlerins & Voyageurs de la Terre-Sainte.