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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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Pair , &. Connétable) établit son Procureur 5 c députa Edouard de Courtennv O lie-valier , pour accepter 5 c recevoir à son nom l’Ordre de saint Georges apellé de la]arriére , que lui conférois Henri VIII. Ce Titre est conservé dans !c Trésor desChartres de la Tour de Londres.

De 111cm? son fils François Duc de Montmorency, Maréchal de F rance ; Jacquesd’Albon Seigneur de Saint-André , Marquis de Froníac , premier Gentilhomme Je]j Chambre , & Maréchal de France ; Philippes Chabot Baron de Bricn , C ourede Buíançois , Amiral de France ; Claude de Lorraine Duc de Chèvre u se , grandChambellan ; & Bernard de Foix de Nogaret de la Valette Duc dT.spernon , Co-lonel généra! de l’Infanterie Françoise , ont été en divers tems faits Chevaliers d.sOrdres de France 5 c d’Angleterre.

Mais les Ordres Militaires Religieux, comme celui des Hôpitaliers de Saint Jeande Jérusalem , le Teutonique Sc autres, sont incompatibles avec les Ordres militai-res des Rois, parce qu’en ces premiers on fait des vœux , qui attachent le Cheva-lier au service de son Ordre.

II est certain qu’on ne peut accepter l’Ordre de Chevalerie d’un Prince Etrangersans le consentement de son Souverain : car c’est une maniéré de rébellion 5 c deforfaiture à un Sujet d’accepter des marques d’honneur d’un Etranger fans l'avettde son Prince. Cela se vérifie en la personne de Gilles de Bretagne, Baron de Chas-teaubriant, qui fut sait mourir le 4. Avril 1450. dans le Château de la Hardovi-naye en Bretagne , par le commandement du Duc François I. son F, ère ; parce quefans son consentement 5 e en mépris du Roi Charles VII. son souverain Seigneur,il avoir accepté l’Ordre de S. George ti’Angleterre.

L’on a mis aussi en doute , fi les femmes peuvent être Chevalières : surquoi l’onpeut dire que s’il y a eu des Diaconesses dansl’Eglise, 8 c encore maintenant des Cha-noinesses , les femmes peuvent austì participer aux honneurs Séculiérs.

Elles ont pris anciennement le titre de Equitijfa 8 c de Militijsa , comme Elisa-beth sœur de Henri de Homes Seigneur de Pernes, apellée Equitijfa , dans le Con-trat de mariage d’cntre Damoiseau Jean de Mérode , 5 c Alix de Homes sœur deHenri. Et il est fait mention de Marie 8 c d’Isabelle de Homes Chevalieres , sœursdu méme Henri , en des Lettres de 1451. Ainsi dans les Registres de Malines de1441. Catherine Baw est dite Militijsa , comme Jean Van Huffle son mari est ditMiles , ou Chevalier.

Les femmes font admises à l’Ordre de saint Jacques , dit Onufrius Pan vin u s.

II y a des Chevalières de l’Ordre de saint Jean de Jérusalem , dont étoit Galiotede Gourdon de Genouillac de Vaillac ; Et ìa Reine Anne Duchcste de Bretagne ,veuve du Roi Charles VIII. fit une maniéré d’Ordrc de la Cordelière , qui ne secommuniquoit qu’à des veuves.

CHAPITRE C V I I.

One la Chevalerie étoit héréditaire en quelques pays étrangers.

F Rançois M entier Auteur Italien , dit qu’il y a des exemples c-n Italie de Che-valiers héréditaires, Equités cjfc hereditarios : Cela sè voit dans Rome , ou laqualité de Chevalier de Latran a été héréditaire en certaines familles par privilège desEmpereurs- J’en raporterai feulement un qui m’a été communique par Monsieurd’Hérouval, & extrait du Trésor des Chartres.

Charles de Luxembourg IV. du nom , Empereurs des Romains 8 c Roi de Bo-hême , fit Noble Salomon de Laqua de Saint-Gal, Citoyen de Pergame, fils de feu