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ft) de Jês différentes effecet.
est venu à la Pologne, & depuis par conquête au Roi de Suéde.
Celui de Prusse a été divisé : car le dernier Duc Bogiílas eut deux filles, I’aínéemariée au Duc de Poméranie, l’autre à l’Electeur de Brandebourg : & le partage de ceDuchc fut fait de la forte, que la Prusse qui confine la Poméranie demeurerait aumari del’aînéc , & l’autre partie au mari de la puînée.
Le dernier Duc de Poméranie étant mort fans enfans durant la guerre que faifoit enAllemagne Gustave Adolphe Roi de Suéde ; cette partie à lui échue par fa femme ,vint à la Couronne de Pologne , & s’apelle Prusse Royale, pour la distingués de Pau-tre apartenante à l’Electeur de Brandebourg, qui s’apelle Ducale.
Le Duché de Curlande est encore du débris de l’Ordre Teutonique; car le Grand-Maître Jean Kaê'lteler Gentilhomme du pays de Cléves, ayant embrassé la ReligionLuthérienne , & étant devenu Duc de Curlande, il a rendu ce pays qui confine laPrusse successif á fes desc.endans par l’investiture qu’il en reçut.
LaCommanderie de Mariembourgest maintenant chef de tout l’Ordre.- Le Grand-Maître écartelle fes Armes de celles de la Religion , qui font d’argent à la Croix defable , de celles de fa propre famille , & de celles de Pruíïe, en mémoire de la posses-sion qu’en ont eue fes prédécesseurs.
Ces Chevaliers doivent faire preuve de seize quartiers d’ancienne Noblesse ■, & s’ilàse marient, ils font preuve de chasteté conjugale.
CHAPITRE C X I X. .
De l'Ordre militaire & Hospitalier de saint Antoine d'Ethiopie , de Vienne &*de
saint Ritjfu
A Ndreas Menda dans son Traité intitulé de Qràinìbus militarìbus, disquistin-nés canonica, morales & hijlorica > du Peyrat & plusieurs autres Auteurs fontmention de l’Ordre militaire & Hospitalier de saint Antoine d’Ethiopie , qu’ondit ctre établi des l’an 370. pour combattre les ennemis de la Foi Chrétienne , 8 cspécialement pour assister & loger les malades du feu saint Antoine. C’est faire re-monter cet Ordre jusques au tems de la mort de saint Antoine , qui arriva l’an denotre salut 371. mais la vérité est qu’il est beaucoup plus moderne : Auffi Panvi-nius demeure d’accord qu’il commença de paraître en Europe en 1095. Gaston &Girard père & fils qui se dévouèrent ati soulagement du feu saint Antoine, en ayantétabli l’institut en Dauphiné , comme . Rassurent le Cardinal César Baronius, &Henri Sponde Evêque de Pamiers. L’an 1 121. ils fondèrent un Prieuré en un lieuapellé la Mote , dans le pays Viennois : cette Maison fut convertie en Abbayel’an 1297. par le Pape Boniface VIII & les personnes malades du feu saint An-toine s’y retiraient, comme raporte Albertos Mireus, Mb. 1. cap. 5. Monast. S.uinton.
Les Hospitaliers d’Ethiopie ont toujours professé fa Régle de saint Basile, 8 c s’oc—cqpoient dans les armées aux œuvres de charité envers, les ; malades, & à la sépul-ture des morts. Ik y font preuve de Noblesse, & de vertu : 8 c s’ils ne font No-bles , le Prince des Abiifins les anoblit , & leur donna immédiatement, des Ar-moiriesce qui est tiré des Archives de cet Ordre.
Ce fut à la diligence d’un nommé Jessé, que les Reliques du corps de saintAntoine furent apportées de Constantinople en Dauphiné : néanmoins ceux deMontmajour d’Arles, Ordre de saint Benojt, ont contesté ces Reliques, disanrqu’elles étoient en leur Abbaye , comme rapporte César Nostradamus en sonHistoire de Provence. Il y a eu pour ce différend des armées fur pied , les-