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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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314 Traité de la. Noblefîe ,

Dauphinois &: les Provençaux soutenant respectivement qu’ils avoient les Reliquesde cc saint Hermite. Quoi qu’il en soit, ceux de Dauphine ont le chef d'Ordrecìiez eux.

Il y en avoit deux Commanderies à Paris, dont l’une subsiste, portant le nom desaint Antoine : L’autre apellée de saint Magloire , est passée dans l'Ordre de saintBenoît , & enfin en la Congrégation de l’Oratoire pour la Maison seulement ; carl’Abbay^ou Commanderie a été réunie à l’Archevêché de Paris pour le revenu. II yen a un autre à Rouen , qúi est l’Hospital de saint Thomas le Martir, qui aparte-noit à l'Ordre des Billettes, que le Roi Charles VI. donna à l'Ordre de saint An-toine l'an 1397- pour recueillir les malades du feu saint Antoine ; ce que le RoiFrançois I. confirma l’an 1538. avec le privilège d'une quête que ces Hospitalierspeuvent faire pour la nourriture d’un Pourceau , qu’on apelle le Pourceau de saintAntoine.

Ces Hospitaliers sont sous la régie de saint Augustin , & portent le Tau bleu oude couleur céleste sur un habit noir , comme ceux d’Ethiopie.

‘Kfcb. cap. Ce Tau est une Lettre Gothique , qui marque qu’en portant ce signe on étoitpréservé de la mort, comme nous aprend le Prophète Ezechieî ,■Sc l’ordonnancefut baillée aux Anges d’exempter de la mort le peuple Hébreu qui avoit cette mar-que fur le front ; ce qu’on peut lire dans saint Chrysostome , saint Ambroise & HBeda. Mais il y en a qui n’aprouvant pas cette interprétation , disent que ce Tauest une potence ou bâton dont fe servoient les malades dans les Hôpitaux de íâíntAntoine, pour aider à leur convalescence.

II y a un autre Ordre Hospitalier sous la régie de saint Augustin en Dauphinédans lc Diocèse de Valence , qui porte le titre de saint Ruffi , qu’on dit fils de Si-mon le Cirénéen qui aida à porter la Croix de Notrc-Seigneur.

Sous Raimon l’an 1158. la Maison de saint Ruffi commença d’avoir titre d’Ab-baye. Ce même Ordre a eu cours dans les Diocèses d’Avignon , d’Arles, & deLyon ; Plusieurs Auteurs en parlent, comme Albertos Mireus cap. n. Orig. Ah-gust. Renatus Chopinus/;£. 2 . Monast. tit. i.num. 20. Oldradrus conc. 204. Ai-mants Falco par. 2. Hi(i. Antoniana tit. 22. cap. 3. Et Petrus Grisius inHìft. Cano-nic. RcÇ'Ul. num. 16. & ìj.seíl. 15. dit qu’il fe tint un Synode Provincial de cetOrdre l’an 1337. Ind. 5. pour y faire des Réglemens.

Outre ces Hospitaliers, des Ordres d’Ethiopie , de Vienne , & de saint Ruffi ,íî y en a encore d’autres de Chanoines Réguliers, qui professent l’Hofpitalité , &qui prennent sainte Antoine pour leur Patron.

CHAPITRE CXX.

ïh l’Ordre Hospitalier du Saint-Esprit a Rome.

L ’Ordre des Chevaliers du Saint-Esprit de Rome fut érigé parle Pape Innocent. III. l’an 1198. ils sont nommés Frétés Hospitaliers, & sont logés près duTibre. On met en leur Hôpital les enfans exposés. Ils portent la Croix blanche,selon Daviti. Les autres qui ont écrit des recherches de cet Hôpital, disent qu’álL vingt millions de revenu.

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