z86 Traité de Id Noblesse ,
fanguinítc ni de parente , dit Modestin , par delà ce degré auquel ofi celse de succé-der. C’est suivant le sentiment de la Loi q. js. de gradìb. cognât. & des Instituies au§. dernier de succès, cognât.
Mais c’est un abus, car les droits de Sang ne se peuvent jamais prescrire, sur aJ anguims nullo civili modo dirìmi pojfunt, fs. dc reg.jur. L n forte que les Souverainspeuvent en tout teins relever la postérité d’un dérogeant , fans qu’aucune maximeau contraire puiste résister à leur volonté. Et Loiseau est d’avis que les Lettres deréhabilitation ne font nécessaires que pour tenir lieu d'une déclaration publique ,lorsque les actes dérogeans ont cessé : c’est-à-dire que les Lettrés de réhabilitations’obtiennent, asin que l’on puisse connoître publiquement l’intention de celui qui adérogé , & asin q'u’on fasse aparoître par une déclaration publique les motifs de fa dé-rogeait ce. De ces Lettres de Justice, les unes s’expédient fans connoissance decause, qu’on n’a point accoutumé de refuser ; les autres avec preuves autenticues :mais il vaut mieux , & il est plus avantageux d’y attacher les preuves, lors qu.’onles fait expédier , car en ce cas elles font plus favorables. Par la Déclaration du Roidonnée à Paris le 8. Février 1661. tous les Anoblis réhabilités ont été rétablis, con-firmés & maintenus en leur Noblesse depuis Tannée 1606. qui est le tems qu’cn re-leva les Anoblis fuprimés : & il fut ordonné qu’ils jouiroient de l’esset de leurs ano-blissemens, réhabilitations, rétablissemens & confirmation, en payant chacun d’euxîa somme de quinze cens livres, & les deux sols pour livre : mais parce que parmiceux-là , il s’en glissa plusieurs qui n’avoient jamais été , ni anciens Nobles, ni No-bles de race , ni Anoblis, cette finance a été peu considérée, & n’ont pas laissé de-puis d’être condamnés, si ce n’est qu’ils justifiassent de la vérité de leur Noblesse.
CHAPITRE C L X V I.
De la Noblesse d’Italie.
I A Noblesse d’Italie dans le commencement, íaisoit un Corps séparé dars les^ Villes. Les noms des Nobles y sont écrits dans un Registre. L'histoire deSienne par Malavosti, & celle de Pistoye par Salvi, montrent que dans les villes deFlorence , de Sienne & de Pistoye, il y avoit des Consuls Chevaliers. Même Ri-card a n Malaspini dit qu’en 1 268. les Guelfes de Florence qyant elû trois Chevalierspour gouverner la Ville , on les apella dans le commencement Confoli de i Cav ailier i.On volt dans cet Etat de la Noblesse de soie qui est la plus qualifiée , & de la No-blesse de laine qui lui est inférieure-; distinction qui se fait au regard du gouverne-ment de cette Ville. La Noblesse d’aggrégation y a commencé depuis Textinstionie Ia République. Quand on y étoit aggrègé, on y changeoit de nom coince dsnouvelle famille , &: on prenoit le nom & les armes de celui qui adoptoit.
Les privilèges de la Noblesse d’Italie consistent à posséder les Charges, tous lesterritoires étant soumis aux Villes, & les fiefs abolis. Et comme son privilège n’estpoint à la charge du peuple, aussi elle n’est point obligée à aucun service. Les par-tages y sont égaux ; la facilité y est grande pour être déclaré Noble , saifantvoirque le père , le grnnd-pére & le bisayeul n’ont point exercé d’Arts mécanique'.
Sansovin qui traite des familles d’Italie, dit qu’on aprend d’un Livre qui est dansles Archives du Capitule, & qui contient un Acte de Tan 126;. qu’on distiigueles quatre familles de Savelli, Ursini, Colonna & Comri des autres, & que cesquatre (ont Barons Romains, qui marchent entr’eux selon leur âge. O11 distingueaussi ces familles d'avec les Papales, comme Luna , Porgia , Picolomini, Rorere,Cibo, Medici, Farnefe , Caraffe, Boncompagno, Peneti, Oírondate , Aldobrau-