ft) de jes différentes Espèces: 387
din, Borghese, Ludovisio, Barberini , Pamphilio , Ghisi , Rospigliosi, Altieri.
A Rome , les Conservateurs du peuple Romain font tirés des Nobles : ces Con-servateurs donnoient le droit de Citoyen , qui est l’anobliílément.
On met différence dans la ville de Naples entre les Nobles Citoyens & les autresCitoyens. .Il y a des familles apellées des Sièges de Naples, & d’autres nommées desParages de Naples. Les Nobles ont des vassaux dans les Villes Napolitaines.
Charles II. Roi de Naples, Ift une Ordonnance contenue , in Chromai de SaníleGermano , par laquelle personne ne peut être fait Chevalier, s’il n’est fils de Cheva-lier : Otiod milites posflt aceipere militare cingulum , ni fi ex parte patris saltem jìt miles..L’aggrégation a commencé à Naples l’an 1500.
En Sicile, on ne donne point communément des Charges qu’à des Nobles : maisà Messine il y a quatre s u rats Nobles, & stx du peuple: selon Pocilli en son Histoire»
Mat h eu s Afflictus in conflit. Sicilia, reporte que l’héritier du Collatéral ancien.
Noble en Sicile , succède à fa Noblesse jusques au quatrième degrf. Mais s’ilavoitobtenu un anoblissement nouveau, son frère ou autre Collatéral ne succède pas àcette Noblesse : Ctim privilegium perfonale non egrediatur perfonam , per L. i. ffi. deconflit. Princi.gr in cap. privilegium de regul. Jur. lib. 6. Balde dit auffi ; P'ideriNobilìtatem tranflre in transversales ejusdem domûs usque ad quart um gradum. EtAngélus est d’avis que Nobilitas transit ad fratrcm. Néanmoins ordinairement onréadmet que la ligne directe, si ce n’est que le terme de Collatéral héritier, &ayant cause au défaut d’enfans Sc defcendans, ne fût exprimé par une grâce fpé- -ciale.
foannes Raynutius propose cette question en son Traité de la Noblesse quasi.
Sc il dit qu’elle ne passe point aux héritiers collatéraux , si ce n’est que le Collatéralsuccède à quelque grand fief.
II y a dans Germes vingt-huit ancieijnes Maisons, & 437. autres d’aggrégation*.
On a commencé à y aggréger l’an 1528. Par toute l’Italie les Nobles des Villes ag-grégcnt des Familles pour entrer en leur Corps. II y a de la Noblesse qui n’est con-sidérée que dans la Ville où elle demeure , comme à Chiéry en Piémont. Dans laRépublique de Gennes quand l’Adopteur étoit de la fonction des Nobles, la Fa-mille adoptée le devenoit. Menuffi est aggrégé à celle de Fiefque, selon l’Histoire.du voyage de Pologne.
Pour être Anobli à Gennes, il faut être né de légitime mariage Sc avoir été troisans fans faire d’Arts mécaniques. Il faut aussi être fans tache d’hérésie , de sédition,ou autre infamie ; Sc il faut avoir de la réputation : Convenit borne vocis gr famœ ejfc,ex légitime matrimonio natos , ab omni Arte michanica - per triennium ante abflintiijfe,omnique barétiez pravitatis , seditionis , ac criminis infamiam irrogantis labe mundosesse. Ces ordonnances furent aprouvées par les Légats du Pape , & par l’Empereur».
Sc le Roi d’Efpagne, & publiées à-Gennes le 17. Mars 1576’. Ce qui est raporté.par Bizaro Sentinati en son Histoire de Gennes.
L’Auteur qui a écrit de la Police contre Nicolas Machiavel, dit qu’à Gennes lecommun peuple qui est oposé à la Noblesse, ne veut jamais avoir aucun Doge, quine soit populaire ; tellement qu’il faut que les Ducs de Gennes soient non-Noblesde race ; ces peuples étant bien éloignés de l’empressement qu’ont quelques-uns d’é-lire des Gentilshommes pour gbuverner leurs Villes ; mais c’est pour éviter ler fac-tions excitées par les Nobles, asin de s’emparer de la Seigneurie,
Ce fut à ce sujet que l’on fit à Gennes une Ordonnance l’an 1 ;o6. qu’aucun ne 1feroit fait Duc , s’il n’étoit né populaire. Nec quisquam Dtex in ea Civitate creare-tar nist plebeius , ce dit Bodin , in Ariflocratia.
Hiéronymo de Marinis Patrice de Gennes met la souveraine autorité du gouver- Gema fi vt
° Rtipub.Ge*