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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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39t Traité de la Noblesse >

À Valenciennes, les Bourgeois s’allioient avec les Nobles, & plusieurs Bourgeoisétoient faits Chevaliers.

Les Nobles font à la tête des Docteurs & des Jurisconsultes à Ostsiisc dans lesassemblées de la Ville.

Guillaume Comte de Hainaut ordonna l’an 1305. que ceux qui ne pourroientprouver la Noblesse de leur race fubiroient les impositions.

Dans les Provinces-unies les Nobles ne dérogent point par le trafic , ni par l’ufagede certaines professons. Les privilèges de la Noblesse ne consistent qu’à le trouveraux Etats dans les Provinces où les Nobles font un Corps à part, comme en Hol-lande , Utrech , Gueldre, O vérifie!. En Frise il n’y a point de Charges qui leursoient affectées. Dans le pays d’Omelande ouïes Nobles ont la préséance, cetteRépublique ne crée point de Nobles : mais les Gentilshommes en mettent souventdans leur Corps qui le font peu , & ils disent qu’ils les ont trouvés tels dans leursinformations.

CHAPITRE C L X X.

De la Noblesse de Liège, de Lorraine , & dt* Bar ois.

Ar une Ordonnance faite 3 Liège, on voit que les Chevaliers & les Ecuyers de- ce pays, fe faifoient Bourgeois : Que les Chevaliers payoient chacun an le jourde saint Lambert, & au plus tard le jour de saint Rem y suivant, dix florins dix folspour un Griffon : Les Ecuyers la moitié de cette somme pour un demi Griffon, Scceux qui defiroient être reçus Bourgeois payoient deux florins chaque année ; àpeine d’être privés de leur Bourgeoisie.

II fe fit une création de Chevalerie à Liège l’an 1250. Auffi presque tous lesCitoyens étoient Chevaliers. Avant 1400. le premier Consul de Liège étoit No-ble ou Patrice ; Se depuis ç’a été tantôt un Noble, tantôt un non-Noble. LetNobles dans les Villes de ce pays, s’ils n’étoient Chevaliers, ne prenoient point dçqualité qui les distinguât du commun.

Les deux Bourguemestres & les Treize de Liège font Juges institués par l’Evê-que & Prince, qui font preuve de Noblesse, comme les soixante Chanoines desaint Lambert. II fe voit par un Titre tiré des Registres de la Chambre des Com-ptes au Chapitre des pensions, qu’Everard de la Mark Comte d’A-remberg étoiçGrand Maire de Liège l’an 151 r.

On ne doit donc pas s’étonner si les Seigneurs des Maisons de Mérode, de SnarG»cembourg , d’Alsken, de Barlemont, d’Outremont-riviére, ont eu des Bourgue^mestres de Liège & de Huy, où il faut être d’un Corps de métier pour y parvenir*ou pour avoir quelqu’autre Charge. Ce qui ne fait aucune flétrissure à la Nobles-se , ni à la postérité qui en est descendue. D*où vient que ces Seigneurs ont étcreçus dans tous les Chapitres des Nobles & dans les Etats.

Il y avoit douze Familles de Patrices à Liège l’an 138p.

Dans la Comté de Los, qui dépend de l’Evêché de Liège, les Juges qui s’assem-bien t en la sale de C u range toutes les trois semaines pour tenir leur séance, sonCpreuve de Noblesse.

A Mets, les Maires de la Porte Mézelle ou de la Moselle, entrent dans cetteCharge par la Noblesse , qui se prend de Palliante des femmes, & qui s’apelle leparage de Mets.

II faut quatre dégrés & races d’anoblissement en Lorraine pour se dire Noblss, & 'être de rassemblée des Nobles y & nul n’y est reconnu Noble qu’il n’ait ces quatre