u 4î6 Trdtíè de ld Noblesse ,
falloit balancer les raisons , 8c expliquer plûtôt la loi par l’esprit du législateur j quspar les termes dont il s’étoit servi ; que pour cet effet on devoir considérer que lesenfans à naître étoient capables de succeffion , que les testamens ou il n’ctoit pas faict. platetfs. mention d’eux étoientde nul effet, & que suivant les loix pouvant être les héritiers^ de leurs pères, il n’y avoit pas d’apparence de les exclure de la succession de leur quaríïte. II soutenoit encore que la Noblesse étant un droit du sang, c’étoit !e seul qtt’ilpouvoit recevoir dans le ventre de fa rq^re , y ayant nécessité, pour avoir les autres-,d’être plûtôt produit au monde par une heureuse naissance: & qu’enfin sans cher-cher d’autre raisonnement, il ne falloit que faire deux réflexions : La première, qusSa Majesté anoblit tous les jours les enfans nés & à naître ; sons attendre qu’ils soientdans l’existance des choses, il leur donne par avance ce titre d’honneur, étendant sesgrâces au-delà des bornes de la nature : La seconde, que si l’enfant ne recevoit la No-blesse, ou la Roture de son père , qu’au moment de sa naissance, le père étant déjamort, il arriveroit qu’il ne seroit ni Noble , ni Roturier, 8c que tous les posthu-mes seroient sans qualité. La conséquence étoit trop grande pour ne vuider pas laquestion en sa saveur. »
g» k IX. II y a eu plus de difficulté à décider si les dérogeantes du père & de I’ayeul
ttefse est k- étoient nuisibles au descendant, étant prouvé que son bisayeul étoit véritablementteinte pur Noble. Il semíàle que c’est la même question qu’en sait de la dérogeante du père »ies déro- & qu’en ce cas le descendant peut dire qu’il tire sa Noblesse de son bisayeul , commegcances du en p alt[re ] e petit-fils la reçoit de hayeul. II y a pourtant bien de la différence par4*a‘euT ^ ^ raison de la prescription , qui sait obstacle à la prétention de I’arriére-petit-fils : car* " bien qu’on ne puisse pas acquérir la Noblesse', on peut pourtant la perdre, en étant
comme d’un fond Noble , qui devient Roturier par le payement des Tailles pen-dant trente années , quoi-qu’un Roturier ne puisse pas devenir Noble par une lon-gue exemption.
D’ailleurs , puisque la prescription a été introduite pour punir les propriétaires-qui négligent l,i possession de leurs biens , peur-on mieux la faire valoir que contraceux qui ne négligent pas seulement leur qualité , mais qui renoncent par une vieroturière ? Les premiers ne font qu’un abandonnement tacite de leur droit pendanttrente années , & ceux-ci le sont exprès & public pendant leur vie : Enfin comme ilne suffit pas d’c-tre Noble , mais qu’il faut être réputé tel, quelle apparence que lepublic qui a vû durant l’espace de deux générations des Auteurs abaissés à des em-plois mécaniques , croie leur descendant Gentilhomme, N que celui-ci efface endéterrant de vieux Titres les impressions que son père & son ayeul ont laissé deleur roture.
A ces deux raisons on répliqua-par deux autres : La première > que la prescriptionest une Loi odieuse , qui n’a pas été principalement établie pour peine de la négli-gence ; mais pour ne laisser pas flotante la possession des biens , & pour la rendre as-surée en servant d’un Titre de propriété , contre ceux à qui ils apartiennent dans labonne foi : que ce motif qu’avoit eu le Législateur ne pouvoit pas être expliqué aufût de la Noblesse, parce qu’elle n’est pas de ces biens dont un tiers s’empare quandle-propriétaire les perd , un Roturier ne dever.Ant pas plus Noble quand un Nobledevient Roturier. La secondé, que les impressions de Roture que le pére& l’ayeul.avoient laissé , n’écoier.t point un obstacle invincible , qu'il ne laloit que renvoyerle Public aux Archives & aux vieux Registres , pour le faire changer d’opimon ,ou donner du tems au descendant pour h faire estimer digne d'avoir eudes ancêtres"Nobles. On a pourtant jugé que sons Lettres de réhabiliation il ne pouvoit pas êtremaintenu dans la qualité de ses devanciers, & qu’il faloit que le Roi par so puissance
cfât la tache contractée A eavieiliie pcaciaut íì long-tcms 3 . pour lui laisser libre \',é A