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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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4 Traité singulier

Croient gircnnées d’or & d’azur à un caisson de gueules, comme depuis d'or auLion de fable.

íâ P- 7. lib. Héroldus continuateur de l’Histoire de la guerre Sainte , reporte l’origine des ar-mes d’Autriclie au douzième siécle Tan 1-190. disant que Léopolde Duc d’Autri-che fut !c premier qui porta dé gueules à-la-siicc d'argent, après le siège de Proie-niaïde. ZJnde ex eventi* Frederictts totius e-xercints fttjfragio nova illì infignia rubr*eilbo colorions interfliníla concejjh.

Uvre 3. de Gonfnlve Argote de Molina déclare que les guerres d’E ! pagne contre les Mores Json Anda- ont été l’occasion la plus ordinaire de l’usage des Armoiries.

loupe chap.. Enfi» , l’Auteur de la méthode du Blason dit que cet art n’a été bien connu que% tcU j dans i’onziéme siécle , du moins n’en voit-on pas au delà du dixième ; tour le restede P origine avant cela, n’étant que- des chiffres, ou des hiéroglises-, ou des sigures, que les& progrès Grecs ôc les Romains portoient fur leurs boucliers , pour marquer leurs grandes-du Blason . actionsplusieurs meme en ont tiré les noms qu’ils-ont portés : mais tout- cela ne’• 4 - & 1 ' fçauroit erre apellé Armoiries, parce qu'elies n’étoient ni héréditaires, ni composées-d’émaux differens ; mais comme la pratique n’en a été bien réglée que fous la troi-sième race de nos Rois, & qu’elies n’ont commencé qu’à l’occasion des expéditions-militaires de nos François, il ctoit juste- qu’-ellês en tirassent- leur plus bel éclat..

C H A PI T R E I I.

ÏÇ&* cap.

3 . circa . fi-aestr.

fltdicnm t.

SurrexitGed<qn &■inierfecitZ. bec &

S a! man.t ;éF lulit or~vamenta acButtas, qti■bus collai tgaliumcame/oiumtiteora> i fi-lent.-

Ìt'xo'-U Gil-les , en lal ie de Cto-W prcr/tieiRoi defrtncúvZlicrme

Ou'on a attribue' aux premiers Rois de France trois Croijsans pour leurs armes , quemles a atijfi blafonnées avec trois Couronnes.

L E Croissint étoitun ornement de Noblesse si ancien , qu’Isaye prédit aux Juifs-comme un grand malheur, que Dieu les privera de la parure des Croiilans. LesRomains en portoient fur leurs souliers apellés Lunati ealcei, ce qui est confirmé parStace en ses-Bocages :■

Primaque patricià .claujìt vejligia Lutta.

Le Docte M. Fluet a remarqué en ses Mémoires , que l’origine dés Croissansef plus ancienne parmi les Mahométans que leur Religion même , parce que leurReligion a pris naissance chez les Arabes, qui íont descendus des anciens Ismaélites& Màdianrtes, qui adoroient la Lune, & pour marque de ce culte , portoient des-Croissans, & en fa i foi en t leur principale parure.. Aussi il se voit dans le livre des.Juges, que Gedéon ayant pris deux Rois des Madianites, trouva le col de leurs.Chameaux parés de petits Croissans ; car où le Latin porte BuLis <, l’Hébreu a Lunu-las. Les anciens Arabes adoroient la Lune, fous le nom d’Ahbat & dé Cuba r, &.<■lui faifoient des prières, dont il resté tncore des vestiges dans la Religion & les priè-res dís .Mahométans. Les Arabes avoient pris cette Religion des Syriens leurs voi-sins , qui adoroient la Lune fous le nom d’Astartc; & de là vient que tout l’Orient -a encore la coutume de battre des poésies & des chauderons pendant les éclipses deLune, coutume qui -a été aussi reçue par les Occidentaux.

Ainsi , l’ancienneté des Croissans a peut-être servi de fondement à Nicole Gilles ss£> autres .Auteurs-, de dire, que Pharamond notre premier Roi, & autres ses succes-seurs, portoient en leurs Aimes d’argent à trois Croissans de gueules, que la Chro*nique de l’Abbaye de Berne blasenne de gueules à trois Croissans d’argent. . Etienne-Rssquier & Lianeus font de même sentiment fur le symbole de ces Armes : Tr esLutta -, dit-ce dernier , unicornis -feu crefientìs figura , Gallarum fuerunt ìnfìgnak.

Mais parlant dé ceux qui fout d'opinion, que les Annes de. France «oient