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6 Traité singulier
; m* miers‘Rois'François : car Macrobe remarque , que fanus Roi crïtalie , 6t gravese’efi unit a- (f un côté de fa monnoic l’image de Saturne, qui lui avoit apris l’Agriculture , &pé™imìlí ^' aut:rc un Navire , pares qu’il étoit venu en Italie dans un Vaiffeau.
(3 flottant, C e même Auteur fait aussi mention du jeu des enfans, qui jextant en haut une
if argent en piéce de monnaie, crioient, Texte ou Pile : Capita aut Navim exclamant ; & saintchamp de Augustin parlant des deux images de l’ame , l’une qui se rapporte à Dieu, & l’autregueules. au corps, dit que la monnoie étoit marquée d’une tête & d’un Navire : An duas^re tn’fes an ^ m ^- imagines , k fiemmo quidem D ci , ab imo quidem c or paris , fient in nnm-
‘Annales 'de mo kicitur caput gr navis ?
Taris liv.%. Il paroît que l’on voyoit dès ce tems-là fur les monnoies la tête de Saturne d’un
.■Bernard de côté, & le navire de l’autre. On peut encore remarquer quelque trace de la même-Girard <í« , c hofe dans le livre qu’ Aurelius Victor a fait de I’origine des Romains.
Histoire’de ^ a ' s l’antiquité des monnoies Romaines, marquées de la figure d’un navire , est
Trame. écrite d’une maniéré très-fçavante par M. Huet, lequel nous dit, après le témoi-Macróbi. I. gnage de Macrobe , & d’Aurelius Victor , que Janus Roi d’Italie fit marquer dansa. Saiurna- f e $ monnoies fa tête d’un côté , & un navire de l’autre , en mémoire de I’arrivée der ufì 1" S aturne en Italie , qui fe fit par mer, & par conséquent dans un Navire , & que. cíc anima de-là étoit venu le jeu que les enfans jouoient de leur tems, quand ayant jette unepiéce de monnoie en haut, ils crioient Tête ou Navire : à quoi quelques-uns fe fontpersuadés que répondoit notre Croix ou Pile, parce que la Croix semettoit souventparmi les Chrétiens à la place de la Tête , & que le mot de Pile signifioit Navire envieux François, & qu’ils prouvent par-là le mot de Pilote, qu’ils prétendoient êtrevenu de celui de Pile ; & il appuyé cette conjecture par cette autre , que le mot dePile peut être venu du Grec nuXtacv , qui signifie la même chose. Quoi-qu’il en soit,ajotìte-t-il, quand le Poète Lucile , grand oncle de Pompée, a parlé de Quadrantratitus , il ne peut avoir entendu qu’une monnoie valant le quart d’un As, qui étoitT est us de marquée de la figure d’un petit batteau, que les Romains apellent Ratis. Peste dansPeriorum son Livre de la signification des mots-, explique ce que c’étoit que le Quadrant rati -Jignificatio- tus , & dit après quelques autres que le Quadrant & le Triens ont été appellés ratiti-,***• parce qu’ils étoient marqués de la figure d’une barque , ou petit batteau , de même
que Y As étoit marqué de celle d’un Navire ; & cette explication paroît plus vrai-fem-blable que celle que propose Anton!us Cnipho au même endroit de Peste , qu’il fe-roit inutile de raporter, puisqu’elle.ne sait rien à ce sujet.
Dans la fuite , les Rois de France s’étant faits Chrétiens, ne purent souffrir quel’image d’un faux Dieu , comme Saturne, parût fur leur monnoie , & y firent met-tre une Croix ; ma>s depuis on Fa marquée d’un côté de l’image du Prince , &dcl’autre de l’Ecu des Armes, à la place du Navire.
D’autres Auteurs croient que le mot de Pile signifioit autrefois une Arme , dontles anciens Rois faisoient graver la figure fur leurs monnoies, comme M. de Cleracécrit en ses Mémoires fur les anciens poids & mesures de Guienne ; car il remarquequ’il y a une Arme nommée Pile, fous l’Ecu des Armes de la ville de Bordeaux, &Pur le revers des anciens fous Bourdelois.
Lucain dans fa Pharfaîe, parlant de la guerre de César & de Pompée , fait remar-quer cette arme , lors qu’il dit que les deux partis portoient des Aigles en leurs En-seignes , & des Piles pour armes défensives.
Pares Aquílas , Qr Pila minantìa Pìlìs.
D’ou vient que Varron prend le mot de Pile pour un dard Romain qui faifoit pérrìr l’ennemi : Pilnm, dit-il, pro telo Romano diEhim, ab omine pilum , qtsod hostis'periret, alias feriret ut perilum ; & c’est ce qu’a aussi observé Jean Gérard Vossius.Les Romains n’ont pas etc les seuls qui fe font servis, de cette forte d'armes, car.
Varro
t-ing .
I. 4 -La:.