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■Bbíhvestturë Vulcaîn est d'opînion , que ce qui est representé dans l’Ecu de Pian- deA>msnr ce, n’cst que de? fers de Javelot, & que c’est seulement à cauíe de la ressemblance , c °- i -qu’on les apelle F!eurs-de-Lis. Ao'<-
M. Boulleau dit pareillement, que !a coutume de porter les Fleurs-de-Lis fans En sesnombre, vuent peut-être de ce que dans les Etendars une multitude de Javelots Observa-étoit exprimée , comme si on avoit voulu représenter un bataillon armé de ces Jave-lots : ■&■!! y a bien plus d’aparence de juger ainsi, que de dire selon cet Auteur, 1que ce sont des Fleurs-de-Lis véritables. La raison est, que les pointes de cesFleurs-de-Lis sont toutes droites Sc fans nombre, qui font la figure d’un Javelotîout droit : & il n’y a , ajoûte-t-il, aucune aparence que lors de la première ins-îitution de ces Armoiries, on eût pris des figures de cette façon , & fans nombre ,
Sc toutes uniformes, pour représenter des Fleurs, que l’on auroit mises en autreposture revêtues de leurs feuilles & de leurs papillotes. Il y a aussi beaucoup plued’aparence de croire , dit-il encore , que ces Etendars, ou Armoiries qui en vien-nent , auront été marquées de la figure d’un Fer ou Arme, que non pas d’une Fleur,puisque ces Etendarts servoient à la guerre , & qu’une Nation belliqueuse comme laFrançoise aura plutôt eu l’idée d’une Arme que d’une Fleur : de sorte qu’il tombedans le sentiment de ceux qui croient que les Armes de France font des Dards ottJavelots.
M. du Pny en fes Mémoires , ou il traite des Armes de France-, qu’il adresse ïM. de Grentemesnil, ne résout pas entièrement cette question, & dit seulement queFautorité de Janus-Cecil Frey , Suisse de nation , & grand beuveur , n’est pas assezforte pour prouver que les Fleurs-de-Lis aient pris leur origine des anciennes Armesdes Gaulois, qui est la Hache d’armes, ou fer aigu, avec deux crochets recourbés ?
Securis Fr-ancifa xum fpiculo , & ferra Htrimque recurvo.
Il est constant que nos Rois fâisoient porter devant eux des Masses d’armes, quianciennement avoient cette figure. Les Bâtons de Bec de Corbin , que porte uneCompagnie de Gentilshommes de la Maison Royale aux Cérémonies publiques,font des vestiges de cette Arme ; néanmoins avec quelque changement, dit le sieurFrey, lequel se sert de cet exemple : Et certe Jîmiles fecures, quet coram Regìbus ^dmìrandkprafertim soient adhuc prœferri, inter Regtos Anlicos Ojfciarios , ut inttteri licet , forma^ umiU t*tamen ptculorttm Aecurfu mutât a ali quantum .
Cela sait voir que les anciens Auteurs ne demeurent pas d'accord , que ce qui est«présenté dans l’Ecu de nos Rois, soit des Fleurs-de-Lis, puisque plusieurs le pren-nent pour une forte de Dard , ou Javelot. Mais ce font plutôt les extrémités d’unSceptre , auquel ces Fleurs font attachées comme accessoires. Ce qui est manifestepar l’exemple de certaines Fleurs-de-Lis que les Hérauts blasonnent au pied nourriou coupé. Gu bien, nos Rois considérait? que les Fleurons ou Fleurs-de-Lis étoiencpropres pour servir d’enrichissement à leurs Couronnes Sc à leurs Sceptres, crûrentne pouvoir pas faire un choix plus illustre & plus glorieux , que de prendre des sym-boles de leur dignité, pour former leurs Armoiries, & pour l’ornement de leurscottes d’armes , bannières, Sc manteaux de cérémonie.
Becan fait la description de la Fleur-de-Lis en trois fueilles, celle du milieu plus fourme: Gè,élevée. Sc celles qui l’en.vironnent, plus abaissées : Eundem forer» , dit - il, tam ropius Ueat*tjfabre express»» babent apertîJJIme Rege: Francorum. 7 ria folta cernas , mum furfum nus tib. 4.ajsurgens , gr duo à lateribus ab ereíìo utritnque declinantia. francorum
Ces Lis ne composent pas seulement le symbole des Armes de France, car le si cep- c f^' **tre ou Bâton d’or-qui soutient la Fleur-de-Lis, en est aussi une partie , pour signi-fier leur souveraineté : & cette piéce d’armes peut retenir le nom de Francise ouFrancisque , puisqu’elle tient la place de la Hache d’armes, & qu’elle en a quelque