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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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Traité fìnçwlier

élevées, tenant à la droite une Croix , & à la gauche un Globe exaucé d’une croi-Jette, ayant en tète une Couronne, dont les Fleurons , & spécialement celui du mi-lieu qui est plus élevé , ont beaucoup de raport aux Fleurs-de-Lis.

Ainsi , plu heurs estiment que ce que nous apellons à-present des Fleurs-de-Lis,étoit une espèce d’ornement d’Architecture. Cela est vérifié par les deux espècesTbeedore^ ces figurons, dont l’un .est simple dans l’Ecu d’armes, & l’aurre est double auGodcfroy , Cimier, comme il se voit expliqué dane le Cérémonial François, & par Alain Char-M. Go- tier , au sujet de l’entrée du Roi Charles VII. en la ville de Paris l’an 1437. Cardefroy son j] s décrivent comme Poton de Saintraille portoit le heaume de Sa Majesté couronnéeétiirespw ^' une r ^ îe Couronne, fermée d’une double Fleur-dc-Lis-d’or fort riche , qui estleurs Ecrits, ^parente en Cimier pour fa grosseur , & différente de celles qui fervent de Blason.eut publié Cette forte d’Architecture étoit representée anciennement comme nous la voyonsle cérémo- dans la Couronne du Roi Robert, Sc qu’on a un peu changée dans la fuite, en lîmal* voulant rendre plus belle & plus régulière , ainsi qu’il paroít dans le Sceau suivant,attaché à la Chartre de Robert de France, Duc de Bourgogne , fils de ce Monar-que , & frere puisné de Fleuri I. faite en faveur de l’Abbaye de Saint Benigne , &donnée au Château de Dijon l’an 1054. Et ce Duc est representé, portant un an-cien casque en tête , armé de cuirasse & de brassars, la main gauche apuyée fur unBouclier nud & fans charge , Sc tenant à la droite une demi-pique , à laquelle estattaché un Etendart ; & à ses pieds il paroít une Fleur-de-Lis, dont le pied est ca-ché dans le bord du Sceau , & dont le Fleuron a quelque raport au bout d’une Ar-me , Sceptre, ou Javelot.

Le fçavant M. Justel s’arrête à Louis VI. dit le Gros , dont il a vû des Fleurs-de-Lis. II dit que Louis le Jeune en son expédition de la Terre-Sainte portoit leLabarum , Sc deux Bannières marquées chacune d’une Fleur-de-Lis : Que PhilippeAuguste avoir un Contre-scel ou il en paroissoit ; Louis VIII. un Sceau tout se-mé ; Saint Louis, son Contre-scel marqué comme celui de Philippe Auguste sonayeul : Que Philippe le Hardi avoir son Ecu avec dix Fleurs-de-Lis, 4. 3. 2. & r.&■ Philippe le Bel un tout pareil : Que Louis Hutin , & ses deux frères Philippe leLong Sc Charles le Bel, & depuis Charles le Sage , ont porté leurs Ecus semés deFleurs-de-Lis.

M. de Sainte-Marthe est de même sentiment, que ç’a été du régne de Louis VILf tan dit le Jeune , lors des premières expéditions de la Terre Sainte, que l’ornement des^dtl^n^rôn ^eurs-de-Lis a commencé aux Armes de France, A il est prêt de donner au PublicTraité deT ^s Preuves de la première introduction des Fleurs-de-Lis, dans un Ouvrage des plusVucs&Du- curieux , où il explique aussi les Armes de Navarre , fur la difficulté qui se rencon-thêdcBra- tre , si c’est un Fscarboucle , ou des Sceptres, ou des Chaînes, ou un Labarum.t(tuu Mais ceci n’c-st pas de notre sujet.

F “lanchi* Jean-Jacques Chifflet est d’avis que Philippe Auguste a été le premier qui prit

Gallicane des Fleurs-de-Lis : Lili n ut nunc suât , cœpere k Francis ufurpari tcmporc Philippilib. i. c. 11. sîtigufli Régis.

Eflevan de Enfin , t Buselin , le Sieur de Valdere , Sc Garibai, disent en général, que les Rois

, de la troisième Race font les premiers qui ont porté les Fleurs-de-Lis , & qu’eilesHiûoua de , 1 [

Ejpii«ra. n ûnt ?omt paru avant

cette troisième Race.