du Blason.
CHAPITRE XI.
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Description, dc plusieurs anciens Sceaux , ejaì apaie l’opinion de l'ancienneté des Armet
de France. '
L Es vieux Sceaux de Hugues Capet de Robert son fils, sont représentés avec Ey onl.i~
des Couronnes fleurdelifées, selon le sentiment de M arc-Antoine Dominici,
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qui en elt témoin oculaire. . Gallicus '
M. Justel le père , en son excellent Traité de la Chancellerie de France , fait voir^, zia*
en quel rems il croit que l’usage de Fleurs-de-Eis a commencé aux' Couronnes & aux & 153,
Sceaux de nos Rois. Il dit premièrement, qu’il a vû un Sceau de Hugues Capet,
où il porte à fa Couronne de hauts Fleurons ; & en un autre trois Fleurs paroijsenc
mêlées d’autres Fleurons, que celle du Roi Robert, semble être rélevée de Fleurs-
de-Lis.,
II étoit saisi d’un Sceau dè Philippe III. dit le Hardi, où il paraît astis en uwTrône ayant une Couronne étoffée de Fleurs-de-Eis, tenant à sa main droite unq.Fleur-de-Lis, & de l’autre un Sceptre storencé, fa robe bordée & semée de Fleurs-de-Eis , & sous ses pieds un couffin semé de fleurettes comme un parterre.
II ajoûte que les Fleurs-de-Eis ,. telles qu’on les volt aux Armes de France , fontsimitées des Glaieux ou Iris, Flores gladioli, & lilialis Irìdis : que quelques-unsfont venir les Fleurs-de-Eis des Glaieux , se fondans sur la Chronique de Nurem-berg , écrite l’an 1217;. non encore imprimée, qui assure que Hugues Capet fîtfaire des Etendarts où ilyavoit des Fleurs-de-Eis.. Que les Rois de la première 8 c se-conde Race n’avoient aucune marque de Fleurs-de-Eis dans leurs Sceaux , Mon-noies & Enseignes, & que leurs Diadèmes étoient faits comme ceux des EmpereursQu’au tems que les Armoiries ont été stables , les Rois ont pris les Fleurs-de-Eis sque Hugues Capet avoit mises dans ses Enseignes. Que le Roi Philippe»!, a com-mencé d’user de Contre-sceau : & que Philippe 11 . surnommé Auguste, porta unLgrande Fleur-de-Lis à son Contre-sceau semé de Fleurs-de-Eis.
Devant Charles V I. quelques Rois avoient commencé à réduire les Fleurs-de-Eis ; ce qui se voit dams un Sceau de Philippe VI. dit de Valois, de l’an 1335. &on en usoit indifféremment. Et du tems de Charles VI. il y a de la monnoìe, ouil n’y a que trois Fleurs-de-Eis.
L’illustre M. de Viond’Herouval, qui a aprofondi avec beaucoup de gloire toucCe que T Antiquité a de plus sçavant & de plus beau , assure avoir vû un Sceau duRoi Robert II. & un autre de Robert de France, son fils, Duc de Bourgogneoù il y avoit une espèce de Fleur-de-Lis marquée.
M. le Laboureur , si considérable par ses Recherches, dit avoir .vû des Sceauxde Philippe I. père de Louis VI. dit le Gros, où l’on voit un Fleuron ou Fleur-de-Lis pour l’-enrichiffement des Sceptres & des Couronnes : mais il ne parle pointdes Armes.
David Blondel parlant du Régne auquel ses symboles de France ont commencé > Gencalogìadit que Louis VII. semble avoir imprimé une Fleur-de-Eis à son Sceau : Omnium ^''tmeisprimas Ludovicusseptimas Scutam Lilio insigne Sigillo sto impr-ejsse videtur. plenior as
M. du Chesne , ce fameux Antiquaire , & M. du Chesne son fils, disent avoir’'vû des iSceaux où il y avoit des Fletirs-de-Lis avant Philippes Auguste. .
M. du Fresoe du Gange , qui a observé toute sorte de Couronnes dans les Món- Difîertatìmnoies & dans les Sceaux des Rois, résout que ç’a toûjours été un Cercle d’or ,^s'/ urenrichi de pierrereries, 8 c rehaussé de Fleurs-de-Lis, ainsi que portoit Philippe le Bel.