Buch 
Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
Seite
42
JPEG-Download
 

Tscrmans ,Cardinaldu S. Siège.<£r Evêquede Beau

41

de Beauvais

Truite finiT' lier

situé en la rue du Parc Bruneau à Paris, quatre Armoisies de Francedeux à la Vitre de derrière à lAurel du Chœur ; les deux autres à la Vitre du sondade la Nef, qui se réfèrent à Charles V. Roi de France, & à Charles Dauphin deViennois ion fils & successeur à la Couronne.- Celles du Chœur sont dazur aux.vais, Guil- Fleurs de Lis dor fans nombre pour le père; celles du fils sont auffi semées de même,.iaitmc de ccartellées dor au Dauphin dazur ,. qui est de Dauphine , & les deux E cus de la"Birmans f 011t dazur à trois Fleur de Lis dor pour le Roi, & encore de France auffiaîné**père dazur à trois Fleurs de Lis dor écartelé deDauphiné comme ci-deffus pour le Dau-de Miles de phin son fils aîné , & fous le même Ecu de France , est la représentation de ce Mo-Dormans narque , la Couronne en tête rehaussée de Fleurons & de Perles alternativement , faEveque de ro be ou habillement long de couleur bleûe-celeste.

tous^rois ' O es exemples font remarquer que lEcu de France est representé en même lieu, 8 iChanceliers dans le même tems,semé de Fleurs de Lis,& à trois Fleurs de Lis. La même différencede F rame , se trouve aux Armes des Ducs dOrleans, dAnjou , de Berri, de Bourgogne, dA~ès années sonçon , de Bourbon, & autres Princes de la Maison Royale..

13611570 Cest que bien souvent les Graveurs, les Sculpteurs, les Peintres 8 c les Enlumí*ï 38*1 V87' neurs soivoient létendue des Sceaux & des Ecus.. Cela se volt ainsi en diverses Ar~Fondateurs mes anciennes des Maisons de Hainaut aux Pays-bas , de Lusignan , de Parthenai K.du Collège de Lezai, de Pretrlli, dAIongni en Poitou , de Rohan , de Montauban , de Mo«-de Beaib l ac , de Beaumanoir, de Malestroic, de Quebriac en Bretagne , de Melun en Gasti-* a S ' j> îaois, * de Choifeul en Champagne , du Bellai en Anjou, de Pelletot, Painel, desieren la°~ ^ ollten3 > de Blainville, de Villequier , de Vieupont » dAché, de Róuvrai ,

Généalogie dEsoalles, de Essieu ville , de Rouville en Normandie , de Boulainvillier, de^Sa»de choifeul , veuse & d'Algies en Picardie , de Bran cas en Provence , de Cardaillac en Langue-quiiapu- doc , & une infinité dautres, dont les pièces de leurs Ecus sont tantôt en moindre.Allée, parie & tant £ t en pi us m- an d nombre.du nombre * °

différent de ses Bjllettes qu il vérifie far des Tombeaux de cette Maison , & autres preuves autentìques.

Les Croisettes des Armes de Mauquenchy- Blainville , font reprefentées en nombre pair dans le Recueil desMaréchaux de France par fean le Feron ; mais la figure qui est à la porte de Gamilly en la ville de Ver non , les 1veprésenté semées , & en nombre infini & dissemblable.

Fn ses No-ies suri'His-toire iteS bardes Vl.

f-art.pag. 3;8.

AdmirandaGalliarumcompeudioindica'.acap. 3.

§ Cosmogra-phie selec-situa,

M. le Laboureur dit auffi fort à propos, que cette réduction des Fleurs--Lis Iest plutôt arrivée par hazard , que par meure délibération ; & il allègue pour sonde-ment quelques Sceaux du Châtelet de Paris, dont le Roi Charles VI. se servoit sou-jfvent, lorsquil navoit pas le grand , pendant les désordres de son Régne ; le Gra-.°veur croyant avoir satisfait au dessein de faire un Ecu semé de Fleurs de Lis, d'enmettre deux en chef, & une à la pointe , il étoit plus étroit. Cela est plus vrai- ;semblable , que de sarreter à ce que dit Jean Gerson du nombre ternaire des Fleurs-de Lis, quil veut representer les trois Etats du Royaume.

Si Janus Cecil Frey a été contraire aux Fleurs de Lis, il na pas toujours été demême sentiment : car en un de ses Traités au chapitre intitulé, Gentìlitìa Galliaruminftgnío Lilia, il parle en leur faveur, & dit que les Fleurs-de-Lis des Armes deFrance § étoient anciennement fans nombre , & ont été depuis réduites à trois ; Ôcque cest ce qui se voit dordinaire par lEcu de Charlemagne : Lilia Galliarum in-fignia pulcherrima celeberrimáque ant t quitus, non trina tantum , fed abfque numéro vquod vel notât o vulgaritér Caroli Magni Scuto liquet, fed causa ratio que nulle bâcle*ms offensa.

Cet Auteur, pour faire allusion au nombre ternaire des Fleurs-de-Lis, dit quellêsreprefentent les trois parties de la Gaule , lAquiranique, la Belgique , & la Celti-que ; ou bien,$ druides, les gardes > & les Eubages des anciens Gaulois ; ou lez