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iî est expliqué en la Loi, Si duos oculos jf. dè Legatis tertio X& par Decìus ìn L. i-js-de verborum Jìgnificatione, nam mafculinum Jempercontinet femininnm. Mais dia prc-coient les surnoms de leurs maris.
II y en a auffi beaucoup d’exemples en France , ou bien elles se contentoient dede leur nom de Baptême.
En Pologne ils prenoient les noms de leurs pères, & les Païsans n’y ont point denoms. II n’y a que les Nobles qui soient connus par leurs noms 8c par leurs Seigneu-ries. Le menu peuple est st obcur, qu’il est nulhus nomìnis , dépendant absolument:des Seigneurs.
A Perouse en Italie, les Païsans ne se servoient d’aucuns noms encore qu’ils enueussent..
En Hollande , en Zelande 8c en Frise, ils changeoient leurs noms en tous les de-grés, ajoutant celui de leur père au leur propre.
Dans le Royaume de Danemarc , ils n’ont eu des noms fixes que depuis le Roi ;Frédéric I. Et en Nortwegue , ils n’ont été établis que fort tard.
Obus Worms Docteur & Professeur en Médecine en l’Université de Hufnie ,Monumentorum Danicorum lib. z. cite plusieurs exemplesdu changement de surnoms,dans tous les degrés de génération : en voici un signalé ,. Toron Tot, dont sortitChilian Toron , de cetui-ci Ago Axil , 8c André Axil, & de ce dernier AxilAndré , & de lui Jean Tot. Les derniers ont pris fixement le surnom de Tot, qui -est le primitif, 8c ont quitté l’ufage précédent, qui étoit commun dans toutes les fa-milles de Danemarc, 8c de Nortwegue.
Les surnoms ont commencé en Hongrie depuis 1120 .
On s’enest servi beaucoup de teins après en Dalmatie, Groatie &Esclavonie, hors»-snis à Zara.
En Transilvanie ils mettent lé nom après le surnom ; car au lieu de dire GabrielBetheléem, on dit Betheléem Gabor , & pour dire Jean Chimin , on exprime Chi»min Janos.
En Angleterre ils mettent devant le nom, le mot de fils, comme fils Willam £fils Gérard.
En Ecosse ils se servent du terme de son, après le nom de Baptême, comme Ano-rneson , Andreson , Doliençon.
En Irlande où presque personne n’a íe nom d’une Terre , ils emploient le nom deleur père avec lè nom de fils, comme Mac, Domell en leur langue ; & dans le Paysde Galles, ils sous-entendent le nom de fils.
Trigault dit qu’en la Chine , les filles n’ont point de nom, 8c qu’elles sont dési-gnées par Tordre de leur naissance dans la maison de leurs pères.
CHAPITRE IV;
L'Origine & interprétation de plujieurs noms propres François ott Gaulois.
L E tems de Porigine de plusieurs noms François est très-douteux 8c incertain*.
On sçait bien que l’écriture n’a pas été anciennement en usage dans la Gaule,8c que lés grands 8c divers changemens qu’il y a eu depuis les dernières guerres desRomains sous Honorius, & celles des Sicambriens & des Franconiens, des Gots ,des Lombards & des Danois, qui ont a porté diverses mœurs 8c langues, ont altéré8c changé celle qui étoit naturelle au Pays. De forte qu’il reste aujourd'hui bien peude mots dont on puisse donner Tinterprétation, & tirer leur véritable éthymologie asinon par conjectures,.