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die , qui 3voir sc-rvi les Anglois sous Godefroy de Harcourt > Vicomte de Saint-'.Sauveur, & qui prit le nom de fa terre de Croí ville, après qu’elle eut quitté ce parti.
On en a vû qui changent de surnom en succédant à quelque terre érigée en hautedignité. C’est de la sorte qu’en ont usé les Seigneurs de Beatimont, qui quittèrentce.surnom, pour prendre celui de Meulant, illustre par les Comtes qui l'ont porté.
D’autres le changent par l’acquisition d'une terre. Jean le Landots abandonna sonnom pour celui de ía terre de Herouville, qu’il avoir acquile des héritiers de la Mai-
son d’Azeville.
D’autres quittent pareillement leur surnom pour en avoir un plus beau , imitantceux du nom le Prévost, qui prirent celui de Gonnelieu en Boulonnois, & commefit [ean Charrier Vicomte d’Evreux , qui prit le nom de Limoges en 1462.
D’autres enfin annoblissent leur surnom de quelque particule lors qu’ik deviennentriches, à Pexemple du pauvre Simon dont parle Lucian, qui étant devenu riche?voulut qu’on le nommât Simonides pour amplifier son nom.
Mais s’il y a eu des noms augmentés, il y en a eu austì qui les ont racourcis, té-moin ce Sibilla dont parle Macrobe , qui fut le premier nommé Silla par-contractioflou par corruption.
'CHAPITRE XI.
(hie les Nobles Vénitiens ne changent, jamais leurs noms]
L Es Vénitiens ont un avantage très-particulier d’avoir toujours eu leurs noméconstamment fixes, n’ayant jamais pris de noms de leurs terres ni de leurs Digni-
tés. Leurs fils ne se sont austì jamais apeliés autrement que leurs Pérès. Cela se prou-
moion ve , tant par les familles des douze Tribuns, qu’on apelle Electorales, & des douzesieur de S. Apôtres ; que par celles des quatre, dites Evangélistes , qui signèrent auContrat deDìsdier en ] a fibndnrion d’une Abbaye avec les douze autres ; comme des huit autres qui íè fontdela^Ré- 6 encore distinguer dans la première Classe.
publique On met a\tx rang du second Ordre trente Familles qui en 13 80. seeoursrent lade Venise. République contre les Génois.
La troisième Classe comprend quatre-vingt Familles qui ont acheté la NoblesseVénissienne, pour mille Ducats chacune. Ils surent employés à-soutenir la guerrede Candie.
On fait encore une autre division de la Noblesse par mérite , qui ssest point dis-tinguée de celle qui n’est fondée que sur le secours d’argent fourni à la Républiquedans les nécessités pressantes ; & celle de terre-feime qui est précédée des CitadinsVénitiens. Toutes ces familles ne prennent jamais la liberté d’aporter aucun chan-gement à leurs noms, comme sont les autres peuples , & n’y ajoutent jamais aucuneSeigneurie, comme on fait ailleurs', parmi d’autres Nations de l’Europe.
II y a des exemples de cette vérité dans les Maisons de Contarini , Morosini, Ba-douari, Tiepoli, Michelli, Samidi, Gradnighi, Memmi, Falieri, Dandoli_, Polani, Borozzi, Justiniani, Cornaro , Bragadini, Bernbo , 8cc.
CHAPITRE XII.
Des noms qui étoient d'ordinaire attachés a la Dignité Souveraine.
‘N apelle noms de Dignité , ceux qui ont été affectés par des Souverains , lorsqú'ils prenòient possession de leur Trône. Cela se voij en plusieurs endroits de
l’Histoire j