ps l’Origike des Noir?.
été héréditaires en France, qu’environ le régne de Louis le Gros ; si ce h’est au re-gard des aînés,dont quelques-uns des plus aparens, à cause de la possession des terres,qui commença d’ètre héréditaire avec la troisième Race de nos Rois, auroicnt con-servé dès cet instant l'une Síl’autre marque domestique , pour la transmettre pareille-ment à l’aîné de leurs descendans. Et d’òrdinaire jusqu’à ce régne les puînés, &même la plupart des aînés prenoient le nom & les armes , ou des Seigneuries qu’ilspossédoient, ou des femmes qu’ils épousoient, fans se soucier du nom & des armesque leurs pères avoient portés ; ce qui se justifie en la maison de Montgommerv quiprit le nom & les armes de Ponthieu , & en celle de Beaumont qui prit le nom &les armes de Meulent du côté de femmes.
En celle de Vâutier de Saint-Martin , le sils aîné fait Comte de Surey en Angle-»terre, prit le, nom & les armes de Varennes, & le puîné le nom & les armes deMortemer.
Dans la Maison Royale dé France , les cadets des Branches de Vermandois , deDreux, de Courtenay & de Bourgogne , avoient des noms & des armes différentes^Cela se pratiquoit selon les occasions des Alliances , & des Etats & des Seigneuriesqui leur étoient échues.
On doit remarquer ,. qu’avant le régne de Philippes Auguste, les puînés de Fran-ce & ceux qui en étoient descendus, n’auroient osé non plus attenter aux armes duRoyaume qu’à son Domaine propre : il leur étoit fc-uiement permis d’en retenir lesémaux, mais il n’y étoient pas obligés par aucune Loi.
Les autres puînés ont depuis ajouté diverses brisures & différences à leurs armes ;mais jamais l’Auguste nom de la Monarchie n’a été donné qu’au Tronc des cadets^,loisqu’il a l’honneur de sortir immédiatement d’une têre Couronnée»
CHAPITRE XXIV.
Ou r ìl j a eu des Souverains qui ont quitté les noms de leurs Familles, «r d'autres quiles ont conservés. Ou il y en a eu aujji qui ont pris le nom Qr les armes de leurs sent»mes , - er même qui ont porté leur écu au quartier d’honneur, Et que des Sujets ontoblige' leurs ■ Souverains de.porter les armes de leur Etat ..
C 'Est une maxime que ceux qui parviennent au suprême degré d’honneur , quiest la Souveraineté, quittent d’ordinaire leur surnom. Cela fut observé par lesRois Louis XII. & François I. & Henri IV. qui abandonnèrent leurs surnomsd'Oiieans, de Valois, & de Bourbon, lòríqu’ils,parvinrent à la Couronne de France.
Cependant on peut faire cette réflexion, qu’il fe trouve dans I’Histoire une ma-xime contraire à la précédente , sondée sur ce que l’on donna au Roi Philippes VI.du nom, le surnom de Valois qu’il' portoit avant ion avènement à la Couronne.Mais il est à remarquer que ce fut les Angîóis fes compétiteurs qui lui attribuèrenttoujours, ce surnom. Car c’est une coutume aflurée que nos Rois quittent leur sur-nom lors qu’ils parviennent à la dignité Royale ; & si le Roi S. Louis y a bien vou—lu déroger, ç’a été par une humilité profonde, fe surnommant de Poissy , en mé-moire du sacré Baptême qu’il reçut dans le Bourg de ce nom.
La première maxime fut aussi suivie par les Comtes d’Oldembourg , quand As -surent faits Roi de Dannemarc & de Nortvegue.
Les Seigneurs de Wafa qui ont régné en Suéde & en Pologne, Pont pareillement robservée, en quittant leur surnom pour prendre ceux de leurs Royaumes.
Sigifmond de Luxembourg Empereur & Roi d’Hongrie , racheta Brandebourgde Guillaume Landgrave de Thuringe, à qui son cousin Josse l’avoit engagé , èc :
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