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nom &Iesarmes de ce Royaume, après la mort de la ReineMarìe, cela porta-EHzâ-beth de s’en vangercommed’un attentat fait à (a naissance , la source de tant de maux-: :Car après une prison dedix huit ans, qu’elle luisit souffrir, elle lui fit cruellement& contre la dignité d’une si grande Princesse , avancer ses joursparune sin déplorablete t8. Février 1587. Cet exemple sembicroit spécieux , s’il n’étoit pas accompagnéd’une telle cruauté.
Cependant il faut conclure que tout Prince qui cede une Souveraineté par un Trai-té , ne doit plus en prendre la qs-ilité & les armes. G’cftpour cette raison que Charles
II. Roi d’Espagne ayant cédé & renoncé par le Traité de Nimégue frit en 1679. au-Titre de Duc & de Comte de Bourgogne , il ne peut pas équitablement continuer àles prendre , aussi bien que les quartiers qu’il porte dans son principal Ecu d’Armes;à cause de la Maison de Bourgogne. Et il est pareillement déchu de la grandeMaîtrisede l’Ordre de la Toison d’or, qui est attachée à cette Principauté.
Ce fut de la sorte que Charles Duc de Sudermanie devenu Roi de Suéde, à l’exclu-•Son de Sigssmond Roi de Pologne ; l'obligea de ne fe plus qualifier Chef de l’Ordre-de la .Foi , dit des Séraphins, parce que l’accesíoire fuit toujours le principal. Cette.-maxime a été usitée dans la Maison d’Angleterre , lors que Henri IV. déposséda Ri-chard II. de la Royauté; Qu’Edouard IV. en fit autant à Henri VI. & Richard
III. à Edouard V. Car l’Ordre de la Jartiére a toujours été attaché à la personne dilPrince qui régnois. Ce qui justifie que le Conquérant peut obliger le Vaincu déquitter la Maîtrise de l'Ordre Militaire qui est dépendant de la Souveraineté dont il S£Íst entré en. possession par le droit des armes..
CHAPITRE XXVIII.
tìesnoms doubles donnés m Baptême & en la Confirmation , & de ceux qui font affèttfp-aux habitant de quelques Provinces . .
L 'Usage des Noms doublés au Baptême , est fort affecté des Allemans, pour fé-mieux distinguer; parce qu’il íè rencontre bien souvent que deux frères ont reçu''ynmêmenom. Mais maintenant en France cette coutume qui y étoit autrefois très-rare , s’y est introduite. Cen’est pas que la multiplicité des noms propres n’ait étécommune parmi les Cassons. Cela fe remarque en la Maison des Comtes de Foix »dequoiil y a exemple en Gaston-Phebus. Eh celle des Sires d’Albret, Gaston-Aman-;eu , & Pierre-Ernatit chez les Seigneurs de Mauleon.
Ees Registres de la Chambre des Comptes nous en fournissent austì des exemples-dans le Compte de Barthelemi du Drach Trésorier des Guerres des années 13 59.
1340. Arnaut-Guillaume du Montléfun, Comte de Perdriac ; Bernard- Jourdain déMontkur, EcuyerBahneret ; Raimon-Guillaume de Caíîàc, & Arnaut-Guil-laume de Peruce..,
Et dans un autre Compte de 1418. & 14x9. Raimon-Arnaut deCouroZe Chevaw;lier , Sé Arnaut-Guillaume de Gourgan y sont compris.
Il y a des Provinces où certains noms font affectés. Les Bretons désirent les nomffd’Alain t . Josselin , Rolland, Samson, Herald & Yves. Les Normans , ceux dsGuillaume -, Richard , Robert , & Raoul. Les Gascons ceux de Guillaume , Rai-ffion, Bernard , Bertrand , & Roger. Et THistoire d’Aquitaine remarque , quê-grand nombre de Seigneurs de cette nation fe trouvèrent dans un festin s tous portansìc nom de Guillaume.-
Les Provençaux ont eu en recommendation les noms de Berenger, & de RaîmonlÌ.es Angevins ceux de.Maurice Sc de. René. Les bourguignons ceux d’Eude*