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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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de l’Origuiî.des Noms, ^

Hors qu’elle subside encore par les collatéraux : ïl semble que non ; pareeque c’est xiípréjudice des véritables héritiers du nom & des armes pleines. Ausfi en accordantle mariage d'un des fils d u Duc de Bretagne avec la fille duiComre de Penthieureen r ^9 t. il lut arrêté que (can de Blois Comte de Penthieure laideron lc nom &lès pleines armes de Bretagne, & reprendrait celles de Chaftillon: mais pour mon-trer que parla mère il étoit du sang-Breton, il lui étoit permis de porter une bor-dure aux émaux de Bretagne ou un Lambel de même, fur le chef des armes deChasthlon.

Cette maxime est fondée fur les Lcix des Lombards qui excluoient les femmesde la fuccelfion , 8c cela étoit ausfi- confirme à la Loi í’éconìa établie en Savoye , &faite par Voconms Tribun du neupie Romain, qui dc i’avis de Caton le Cen®.~feux, priva les femmes des successions des familles dont elles étoient ifiues..

CHAPITRE X IC X I I.

Que les enfant puînés n’ont pas toujours porté les noms des aînés, quoi qu’ils en prisent-les armes : (çjt'il y en a eu qui n ont point porte ni l‘un ni /’ autre*.

Et des noms attachés aux sippanages,

L A' fucceíïìon des surnoms des Seigneurs 8c Gentilshommes , n-étoit ancienne»ment attribuée qu’au fils aîné qui héritoit du principal Fief. Les puînés pré-voient leurs surnoms de la principale Terre de leur partage qu’ils habitoient. Celafút en. usage en la Maison des Comtes Palatins de Champagne. Lstienne frèrepuîné du Comte Tribaud prit ainsi que fa postérité, le.lurnnm de Sancerre , parcequ’il eut en partage le Comté de Sancerre ; mais il retint les armes de Cham-pagne.

Cette maxime a été ausfi observée dans la Maison des Sires de Lufignan ; escèntre les ensarrs de Hugues Sire de Lufignan Comte dc la Marche 8c d'Angou-lême , Hugues Sire dc Lufignan, Guillaume Seigneur d’Angle , Simon Seigneurde Lezay, Geofmy de Valence , prirent tous le surnom de leurs Appanages, 6c lesarmes de leur famille ; de forte que la coutume a duré long-tems, que les famillesn’étoient connues que par l’Etu des armoiries.

D’autres puînés ont quitté les noms de leurs aînés, Lc même ont pris un autreblason pour plus grande distinction. Les Sires de Beaumont Comtes de Meulant.,les Comtes de Warvic, de Leicestre, & de Bedfòrt, & les Barons de Ncubourg.,en ont donné l’exemp'e. Mais depuis .les surnoms & les armes ont été continuésdans chacune lignée , afin de mieux connoître les familles, & dsen ôter la confusion-qui étoit inséparable de cette ancienne coutume, queTs Ducs d’Arscot de la Mai-son des Princes de Ligne ont voulu suivre en. prenant le nom &'les armes d’Arera-bèrgjdont ils ont la Seigneurie. V

II est demeuré quelque chose de cette vieille coutume dans la Maison de Francequant aux noms; car combien que tous les puînés de la Tige Royale fe. réservent!'honneur d'user du surnom de France au premier dégré , il n’est pas pourtantcontinué aux enfans des puînés qui prennent leur surnom du principal titre de l’Ap-parage de leur père , qui dure jusques à ce que la branche finisse ; 8c pour la bri-sure que quelques-uns attribuent spécifiquement au titre de l’Appanage, ils s'abu-fenr , car este est arbitraire, soit que le Roi la donne , ou que l’Appanage en fasttz.^1 ê choix.