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Les plus anciens portent !e titre du Saint Esprit ; leur première demeure sut d'anîle Diocèse de la Magalonne-r. Montpellier , sous la protection du Seigneur du lieu ;leur premier Chapitre gênerai sut tenu I’an 1031. Jdih. r fun'ú, régnante HtmiceRege. 11 s surent confirmés par le Pape Innocent IÍL en. 1198. leur vœu étoir d’cxcr-cer la miséricorde 6c la charité , & d’exposer leur_propre vie pour leur prochain ; ilsprennent avili le nom de Sainte Marthe qui. eut l’honneur de prêter l’hospkalitc âNotre Seigneur.
Les Hospitaliers de S. Antoine de Vienne , sondés par Gaston , qualifié Vir No-b'ilis , fous la Régie dc Saint Augustin , en '1095. font nommés Hernaites de SaintAntoine , & Frères du Tau , dont la figure paraît fur leur habir. Le Roi Charles V»établit ces Religieux à Paris en 1378. leur Hospital est dédié pour assister les maladesdu feu Saint Antoine & de la gangraine. Aimar Falcony en parle , inHist. Hntoniana.Ceux de Saint Antoine d’Ethiopie , fi on les en croît, prennent leur origine dèsl’an 370.
Ily.ad’autres Hospitaliers dans le Diocèse de Valence en Dauphiné portans lenoiude Saint Ruffi , ils furent établis en 1107. pour toutes sortes d’infìrmités.
Les Fillettes étoient anciens Hospitaliers , qui f tuent fondés par un nommé Phi-’lippes, né en Toscane. Ils commencèrent leur établissement en France dans la ville deChalons fur Marne , où Guy de Joinvillc leur fit bâtir un Hôpital & Prieuré Con-ventuelpour y loger les Pèlerins & les malades qui n’avoient aucun secours. Le PapeCiement V. leur donna l’habìt & la Régie de Saint Augustin. Et le Roi S. Louisles fit venir à Paris en 1 z6z. & les établit en la maison d’un Juif sacrilège qui eut latémérité d’attenter à la très-Saìnte Hostie. Ce nouveau domicile de ces Hospitaliersétoit en la rue des jardins. On leur donna le nom de Fillettes, par la raison que ren-seigne de ce Juif étoit composée de petites pieccs de bois, qu’on apelle Billettes. 1
Jls étoient auffi nommés Frères de la Charité Notre-Dame > à cause du íjjvice<qu’ils avoient voué à Dieu & à leur prochain.
Le Pape Benoît XI. les aprouva en 12.75. & ils- furent abolis en 16^ 1.’
CHAPITRE XLII.
J)es nom! des quatre Ordres mendif.ns.
J E commencerai parles Augustins, qui prennent leur nom de S. Augustin leurtron. Ils se font auffi apellés Hermites, tant à la différence des Chanoines Régu-liers , que parcs qu’ils étoient persuadés qu’il a demeuré dans le désert jusques à cequ’il ait été élu Evêque d’Hippone. Chassanée préfère cet Ordre aux autres Reli-gieux mendians. Il commença à paraître l’an 1256.
Il a de ces Hermites qui sont nommés Jeronimites du nom de S. Jérôme. CharlesGravelles Florentin en fut Fauteur avec Redon de Montgravel. Ils furent confirméspar le Pape Grégoire XI. quî vivoit en 7 370.
Les Réformés surent sondés en 1608. par la Reine Marguerite Duchesse deValois, à la prière de François A net, Religieux né à Montargis.
II y a auffi des Augustins Déchaussés , que le vulgaire nomme Capucins Noirs ìparce qu’ils sont habillés de noir, & que leur capuce est en pointe. Leur Réformecommença en Portugal par Thomas, dit de Jésus , Hermite chaussé, en 7595. sousle Pontificat de Ciement VIII. Ils ont tous un même Générai.
Près de Sienne il v avoit en 1408. des Hermites Augustins, apellés de Saint Sau-Veur, & confirmés "par Grégoire XII. Le commun les apelloit ; Scojmriores, vulguìardinem Scepariorum a fpellavit.
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