pe l’Origine pes Noms, ji
Alciat dans son livre 4. de ses Difpiínctions chap. 12. doute s’il faut mettre ^jsefJires , qui est le nom qu’ondonnoit à ceux qui affistoient aux Jugemens. Il se fondesúr un passage de Procope au livre 1. de la guerre des Parthes : Néanmoins le mérneAlciat demeure ensuite d’accord qu’il faut dire sBsteeeJfores , & non pas j 4 jfeJfores,
& il se fonde sur l’Epitre Gréque qui précédé le titre de Legatis primo , dans lesPandectes de Florence, & qui est reportée dans le titre de Feteri jure cnudecmdo , auCode.
Cependant il est à présumer qu’on a apelîé les Jurisconsultes du rrsot nteccjforts ;parce qu’ils marchoient devant le Prince comme font d’ordinaire les Officiers desCardes. Ils étoient prés de fa personne pour lui donner conseil. D'autres veulent r.
écrire slutcsejfores , A non pas slnteccfforcs. Car étant assis ì Tes côtés, on en infère, wfyidcejsores , C’est à ce sujet qu’on peut remarquer que le Roi Assuerus voulant pren-dre conseil sur le divorce de sa femme Vasthi , interrogea les Sages, qui selon lacoutume Royale, étoient toujours en la présence; faisant toutes choses par kur con-seil , parce qu’ils sçavoient les Loix & les Droits des Anciens.
Le mot d’amé & féal dont nos Rois se servent envers les principaux Officiers l •peut venir de ce que les Empereurs traitoient les Jurisconsultes dunom d’amis,comme il est dit en la Loi 17. ff. de Jure Patronatus „ ,
La Faculté de Médecine, dont la fonction concerne le soin du corps humain , estde telle conséquence , qu’il y a une Ordonnance dans le livre de l’Ecclefìastiquechap. 38. qui prescrit d'honorer íe Médecin pour la nécessité que l’on a de. son se-cours, & parce que le Très-haut l’a créé pour ce sujet.
Ces Docteurs portoient anciennement le nom de Physiciens ; la’justification s’ehtire d'une Chartredn Roi Charles V. pour Maître Gervais Chrestien , dont voiciles propres termes : Carolus Dei gratìa FranCorum Rex , &c. Cum dileElus fidelis Phy~ficus nofler A/agifler Gervafìus Chrifiianus , Canonictts Baïoccnjìs, & Parifienfs,
&c. Datum Par ifas mense uíprili , Anno Domini 1378. Regni vero nojlri 15 .fc Ri-jgmta per Regem , Tourneur.
La cinquième Faculté est composée des Maîtres és Arts, qui sont distinguésentr’eux par les noms des sept parties qui k professent. Ils consistent en la Philosophie,en la Rhétorique & en la Grammaire, & aux quatre parties des Mathématiques quifont PAstrologie, la Géométrie, l’Arithmétique, & la Musique.
La Philosophie est au dessus des autres parues; parce que ceux qui PétudienCaiment la Sagesse , qui est la chose la plus désirable de toutes les sciences.
Elle se divise en la Logique, enl’Ethique, en la Physique , & en la Métaphy-sique.
II y a deux Académies ou Universirées en Angleterre, qui font connues par tou-te l’Europe sous les noms d’Oxfort & de Cambridge. Les personnes de la premièrequalité tiennent à honneur d’y prendre kur degré de Maître ès Arts.
Pour la dénomination des Collèges, je parlerai feulement de ceux qui sont fondés-dans Paris , & je commencerai par k Collège Royal, composé des cinq Facultés,-L des Lecteurs A Professeurs ès trois Langues Saintes. II est d’ancienne fondationqui a été renouvelée en 1609. par k Roi Henri IV. d’où vient qu’il porte le normde Collège Royal.
La Communauté de Navarre , autrement Champagne, qui est très-accomplie-cn toutes lés Facultés, fut fondée en 1304. selon Jacques du Breuil en ses antiqui-tés de Paris, par Jeanne Reine de Navarre, Comtesse de Champagne & de Brie.,,épouse de Philippes IV. dit le Bel Roi de France.
Celle dé Bourgogne a été fondée en 1328. suivant 1 e Testament de la Reine Jean-ne Comtesse de Bourgogne , & d’Artoisfemme de Philippes V. dit k Long Roi,