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ur e famille de Montpellier. Elle est composée de trente-trois Ecclésiastiques, quiaprennent à chanter les prières de l'Eglise.
Pour les Gilotins fondés par M. Gilot Docteur en Théologie , ils font dispersés& portent le surplis dans les Paroisses où ils demeurent ; pour y aprendre les fonctionsEcclésiastiques.
Une Communauté de Frères apdlés de la mort, du nom de leur Institut, futétablie par un Provençal l’an 1624. c’étoit pour assister les malades du mal conta-gieux. Mais comme leur conduite se trouva trop intéressée , ils furent incontinentsuprimés. Leur Maison de Rouen qui étoit assez vaste , fut donnée aux ReligieuxAugustins Déchaussés qui reçurent parmi eux, ceux qui voulurent embrasser leurRégie.
II y a une Communauté ou Séminaire d’Irlandois , sous le Titre de Saint Patrice,sondée des aumônes de divers particuliers. Le Roi l’a autorisé par ses Lettres Pa-tentes données en Janvier 16-71. Elles ont été enregistrées au Parlement le y* Avril167$. à la diligence de Monsieur Terence Fils-Patrix , Abbé de Leix ïrlandois na-turalisé François. Il est fils de Germain Fils-Patrix , Seigneur de Kar en la Genydans le Diocèse d’Gsseri en Irlande.
On a aussi établi une Congrégation de Bénédictins Anglois naturalisés, dont étoitbien facteur Dom Anselme de la Roque Religieux de í’Abbaye Saint Estienne deCaen, Prieur de Saint Estienne de Choisy , & de Notre-Dame de Bouconvilliers »mort en 1679. après avoir résigné ses benefices au Supérieur de cette Compagnie.
Et le Séminaire des Nations étrangères, íe rend très-recommandable par les Ecclé-siastiques qu’il produit pour aller prêcher la Foi Catholique.
Il y a beaucoup d’autres Communautés dont celles des Invalides est du nombre.Elle portent ce nom glorieux qui est marqué de leur sang, & a pour Patron le RoiSaint Louis. Leur fondation est des plus éclatantes , soit pour la magnificence desbâtimens, soit pour le bel ordre qui s’y observe religieusement, suivant l’intentionde incomparable Roi Louis le Grand , si aimable à ses Sujets , si fidèle à sesAlliés, si redoutable à ses Ennemis, si fidèlement servi, si exactement obéi , &qui récompense si généreusement ceux qui s’emploient pour son service soit pourl’avancement des Sciences, soit dans la paix , soit dans la guerre.
[e finis ce Chapitre par les Libraires, qui sont autant de Trompettes de la Re-nommée , pour donner part au public des Arts & des Sciences qui demeureraientcachées & ensevelies dans l’oubli fans leur secours ; Ils portoient anciennement lenom de Clerc , parce que du nombre de leur Communauté, il y en avoit 24. quise faisoient recevoir par le Recteur de l’Université, la Charge desquels étoit ancien-nement de faire transcrire avant que l’Art d’imprimer sût inventé, les Livres donten avoit besoin dans les Ecoles de toutes les Facultés, & d’en faire plusieurs copies.
Ainsi ils portoient le titre de Clercs-Libraires, qui leur étoit donné en reconnoif-ftnee de leur capacité, comme il fe voit dans un Contrat de l’an 1352. par lequelGeoffroy de Saint Leger l’un de ces Clercs-Libraires , vend, quitte , cède & trans-porte sous hyporéque de tous ses biens & garantie de son corps même, un Livreintitulé, Spéculum Hiftoriale ïn confuetuâines Parìenfcs , divisé 8 c relié en quatreTomes couvert de cuir rouge , à Noble homme M. Gérard de Monragu Avocatdu Roi au Parlement , moyennant la somme de 40. livres parisis, dont ledit Clerc-Libraire fe tenoit pour content & bien payé.
Ce mot de Clerc fe prend pour Sçavant, Et cjua.fi doBiJfimm eh nihil ignorât ,dit M. Nicod Maître des Requêtes dans soa Dictionnaire & en fa Grammaire Fran-çoise.