ribait.
Cujac. inPries, defeudis &adtit. 17.16.fend.
Gregor.Turon. tib.Ij. Ristor.(“f- r?.
AN ET A R. U £ B.EBAN.
ou oar autrui, ou payer une somme ; car il y avoieì n. le trouvoit pas à l’Armée , ou qui n’y en-rixanx* fols ; mais à présent elle est proportion»
qui signifie la peine que devoir subirU u Roi. Signifiait, item pœnam Fdjfali.
2. D u B
F rancor. & qu’il saut servir en personne .íib. 4 . leg. une peine ordonnée contre ce'ni quLomgobard voyoit point. Cette pei
nee a la valeur du Fiei un dclaillant.
On la nomme Heribannum ou Haribannumle Vassal qui n’avoit point obéi à i’iidit dEditlo non obtemperantis.
Grégoire de Tours se sert du mot Bannum , parlant du Roi Chilperic, qui com-manda de prendre la peine du Ban des pauvres, des jeunes, & de ceux qui avoientl’administration des Eglises ; parce qu’ils n’étoient point allés ì l’Armée, qu’il assem-bla avec l'adistance des peuples de Tours, de Poitiers, de Bayeux , du Mans &d’Angers ; contre Waroch , Duc ou Comte de Bretagne : Pofi hac Chilpericus Rexde pauperibus , gr junioribus & fenioribus Ecclefia jujfit Bannos exigi pro eo quod inexercitum non ambttlajfent.
La différence entre le Ban & l’Arriéreban est, que le Ban se ra porte aux Fiefs, &l’Arriércban aux Arriérefiess ; c’est-à-dire, que les Vassaux de Plein-fief x font su-jets au Ban, & les Arriérevastaux à l’Arriéreban.
Le Fief relève immédiatement du Roi & fans moyen, & l’Arriérefief relève d’unSeigneur particulier , qui baille de son chef un dénombrement général au Roi, danslequel il comprend tous ceux qui tiennent & relèvent de lui, & qui font ses Vas-saux.
Quelques-uns veulent que le Ban soit le service ordinaire que chacun doit selonla nature de ses Fiefs, & que l’Arriéreban, soit un service extraordinaire que le Roitire pour quelque cause raisonnable & importante.
D’autres font d’opinion que le Ban , est un mandement fait à tous Gentilshom-mes & tenons Fiefs Si Arriérefiefs , d’assister à la Guerre du Prince , & qu’Arriére»ban est un mandement réitératif de servir à peine d’amende.
Cujas dit que Bannum- est le mot général, & Heribannum le spécial.
Enfin ces deux mots de Ban & d’Arriéreban, ont été conjoints ; de forte qu’orsne les sépare point, & qu'on emploie l’un & l’autre pour signifier le service que l’on& doit faire dans l’Armée Royale.
11 ' Ceux qui ont recherché d’où vient le terme de Ban, comme du Haillan & 1&Noue , ont trouvé qu’il est Alleman , signifiant proclamation ou cri & arriére-cri ,
facob. Cu-jac. in pu-salions defeudisad tit.
1. 1 6. de non
cxiçend» . w . . ,
Heriban. dont on se sert pour convoquer les tenans Fiefs au service personnel de la guerre;
antequam n on à cause de leur personne, mais parce qu’ils possèdent des Fiefs & des choses réeî-jnfte de do- sez. , qui les obligent par l’investiture qu’ils ont reçûe de leur Souverain ; & l’arrié-mimca nota re b an f e j; t jg ] 3 m ê me maniéré pour les Arriérefiefs, les deux ensemble étant repré-sentés par le nom d’Arriéreba'n , comme qui voudroit dire le Ban ou le cri du Sei-car Heribannum ou Haribannum, vient du mot de here ou hare , & en Al-signifie bande, troupe , ou armée , camp & 'cri de Guerre »de France puisque Exercitus & Bannum , citatio , convocatio , est le même selon Cujas &Chopin. |
* Ce sentiment peut être encore autorisé des Loix de Charlemagne, de la Chroni-que de Reginon , Sc des raisons qu’aportent Carondas & Monsieur Ménage. OmiElertbannum five Haribannum dicitur a Germanisa voce , Here, qua fignificaturexercitus , quo senfu Thedisca lingua Harfiit dicitur.
Cependant si l’on veut rendre cette signification toute Françoise, her ou here si-res du Seigneur de la Noiie.
q Reniai cbnpini furisconsultì lib. I. tit. 16. & 77. de dom. an.
* Louis Carondas le Caron en ses Pandectes du Droit François& M. Ménage en ses origines de laLangue Françoise.
pat.
Del état „ neur
o<f illCCCS ”
des affaires leman heer ou hereban
par Ber-nard d^Gi-rard , sieurdu Haillan.
Discourspolitiques& militai-