'4 DuBanetArri e t r e b a n.
Bande est dérivée du mot Alleman Bandt, de Bande on sait Banderole, BannièresBanne , Bando'.iére , Bandeau , Bandelette , Banneau , Banlieue , Banleuga , Ban-ni le ttga, cajns finibus immunisas , vel jnrisdittio ter minât tir, ce sont les bornes del’immunité d’un lieu.
Le mot de Banneret vient de Bannière , qui est un Estandard pour aíTembler unetroupe de gens de Guerre après le son de la trompette Sc le bruit du tambour.
L’on remarque aussi que l’Arriéreban étoit révocation que saisoient les grandsVassaux du Roi, de leurs Vassaux subalternes par des Bannières qu’ils levoient : ceque tous ne pouvoient faire, mais seulement ceux qui a voient grand nombre de Vas-saux, & les moyens pour entretenir les Bannières. Cela fe vérifie par une anciennehistoire qui parle de Hugues Capet, lequel pour soulager les Barons de France &leurs Sujets , ordonna que par l’avis des Baillis & Sénéchaux ausquels il commandade résider dans leurs Provinces, les Barons leveroient leurs Bannières. Avant cet or-dre, ils assembloient leurs Vassaux d’autorité privée. Cela fe volt dans un plai-*doyé fait en Parlement à Poitiers le 2,7. Aoust 1437. au sujet des Habitans de Poi-tiers , qui étoient fous la Bannière du Vicomte de Châtelleraut.
La Bannière est encore un signe fous l’aveu duquel les fidèles marchent en Pro-cession : il sert pour distinguer les Eglises & les Pareilles les unes des autres, lorfqu’ilfe fait des Assemblées générales, à l’exemple des Israélites, dont chaque Tribu avoirfa Bannière particulière dans les Armées de leur nation.
Vrocopìus Quelques Auteurs- font mention du mot Bandon, comme Procopius , PaulusVandalhi^ Monacluis-, Suidas, Sc Pithou. C’est l'Enseigne & la Bannière du Capitaine dansí’Histoire du Sire de Joinville, Froissart le confirme en plusieurs endroits de ses
Taulus Mo Chroniques.
imcb tib.i. sdodoard Chanoine de Reims parlant de Raoul Roi de France ancêtre de Hu-bìflor. coH-gues Capet , qui fc préparoit à la Guerre contre les Normans , dit qu’íl lc dénonçagob. iaf- tj.aux François par un Ban à son retour de Bourgogne. Radulphus Rcx interea de B ar-rêt r us Pi gundìa revertitur in Franciam , ut fe ad bellttm contra, Normannos , prapararet &Françis Banno denunciat.
t Ainsi nous voyons dans l'ancien * Coutumier de Normandie, ces termes, i'OJtdtíPrince de Normandie des le jour qu'ilefi banni proroge les querelles ; c’est-à-dire, queceux qui font à l’Armée assemblée par Ban Sc Arriéreban , ont trêves de procès Scf chroni- } eurs ca ufes font prorogées & différées , fans qu’il soit besoin de Lettres d’Etat ,F ' 0 ' comme font obligés d’avoir maintenant les Officiers qui fervent le Roi dans sesArmées.
C’est à ce sujet que § Bouteiller en fa Somme Rurale écrit que le Vassal à la semon-ce de son Seigneur lui doit le service de l’Qst en Armes Sc en Chevaux , selon la na-ture & condition de son Fief, pour garder son honneur , son corps & fa Terre : ceCoùni- qui confirme-la signification de l’Arriéreban ; car Host signifie Armée & vient de^ j-foft-js r àont il est parlé dans les Capitulasses de Charlc-magne & de Charles le Chau-
ve , dans Grégoire de Tours , Fredegaire, Yves de Chartres, Aimonius, & Spd-jr Bou‘“il mannus ' Súgerius £ exprime le mot Hoflis pour Exercitits. Collecta mirabìlitrigin-tib. 1, tit. ta m >llia millitum íoofle. Et hojìicttm, fe trouve aussi en cette signification dans le
thou l‘b«d vtrsa-riorum.cap. tilt.
conétourdi.'Presbyte riRbmtnfisa d anmm9-s.
me dc N T ormandie c.49.
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Dieeste.
+ swerius Enfin Riéreban fe trouve pour Arriéreban dans Guillaume Guvart, * M. Galandjn Títa Lu- en fait mention dans son Livre du Franc-alleu.dovici Ctnjsi Régis.
* Auguste Galand Avocat en Parlement, en-son traité du Franc-alléu, chap. 242,