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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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O u Ban et A r r r i r t ban..

CHAPITRE V..

Quelles Armes devaient porter anciennement ceux qui servaient an Ban (fr Arrie'rebars ,.

I L y a trois sortes de Fiefs qui obligeoient les Seigneurs Féodeaux dêtre équipésselon la condition de leurs terres 8 c Seigneuries, & le Roi Charles Vil. prescri-vit lan 1445. de quelle maniéré l'on devoir servir dans les Armées , & quelles Ar-mes dévoient avoir ceux qui éroient convoqués au Ban 8 c Arriéban.

Les premiers Féudatairesqui croient les Bannerets, croient accompagnés de vingt-cînq Vassaux , tous bien armés & montés.

Celui qui tenoit un plein Fies de Haubert, le déservoit par pleines Armes, com-me le Cheval, le Haubergeon , lEscu , lEfpée & le Haume , & étoit accompa-gné-de quelques Valets.

Cujas fur le titre 9. du premier Livre des Fiefs, dit que le Fief de Haubert estédit ab armorumgenere quo pojfejfor Régi fervire débet .

Ce Fief étoit apellé Lorica , comme il se void par le règlement de lEchiquier deNormandie , fait au tems de Pâques lan 12.76. pour les Colombiers : De Colomba-riis faiïìs extra feudnm aut membrumfeudi de Lorica.

Le mot Haubert, qui signifie Château ou Forteresse , effentendu pour la cotte ;de maille à manche & Gorgerin-, la Cuirasse, Corset & Corselet, dont fait men-tion le Président^auchet en son traité des origines des dignités de France.

Et celui qui devoit servir pour un Fief dEcuyer, étoit monté: dun Roussin, &portoit lécu & la lance.

Qrdon- Lc-s-hommes darmes étoient armés de cuirasses, darmet ou bourguignote , de 1mance <Ze gands , garde-bras 8 c épaulettes, siamois de jambes, seliades, brassards, épées &*Fontaine * âîîces montés de trois chavaux , l'un pour l'homme darmes -, le second pour le-bleau le 9. P 3 st e ' & st troisième pour le valet. Le page portoit la lance , le valet étoit armé de*Février saHade brigandine , hache ou guisanne , 8 c chaque homme darmes avoir pour lancea 547-- deux-Archers à-cheval, armés de brigandine , cest-à-dire de cotte de maille 8 c dé

caille, avec jacques ou-hauberjon , hache ou guisanne, siamois.de jambes & salla-de fer , dont la plupart étoient garnies dargent.-

L'e Chef de la Brigade étoit apellé Brigadier, & avoit des pages qui étoient desvalets à cheval, 8 c ils avoient ausirdes gens de pied.

Faucher au livre second de la Milice Françoise , tire léthimologie du mot de*brigandine dés brigans qui portoient cette forte darmes; comme Francisque , Corfeque- 8 c autres armes, ont pris leur nom de ceux qui-sen font premièrement servis.

Brigandine est donc une arme défensive, qui c-n vieil langage est apellée brunie &brunico; dans les Capitulaires deCharlemagne , 8 c depuis burque , comme faite dede lames de fer, clouées les unes f»r les autres, dont les briganssarmoienf le corps-pour Bavoir plus libre que sils eussent été vêtus dune pièce ou d?ux de' fer. II y a-autant daparence que les hommes ont donnéle-noirraux siamois, que les siamoisauxhommes. Monsieur Nicod , Maître-des Requêtes -, dit que cest une cotte de maille-ou décailîe, ce qui est apellé CataphraEla , Lorica , Thorax, Squama. Ce mot ietrouve dans-les Arnadis de Gaule Livre 7. en ces termes. II rencontra, deux valets ar-:més de brigandines.

Guiìldmiis - Cambden , in sua Britania, apelle ceux qui portoient cette amure , homines bri -Candide- gantes. 11 est aulsi parlé des brigandinfers.dans lhistoire de Meluline , dont voici lessms. mots 1 ^fe vous trouverai quatre mille hommes combattant > ou bien dix mille briganài-niers què/atbulejìriers , & de. ce mot est dérivé.cdw.de Brigadier,.