14 D u Ban etArrie’reban.
mcdio veflri est CÁ pro vobis contra adverfiarios dir/úcabit , ut eruat vos de perìcuîo.Cep'uut.Hb. Les Capitulaires de Charlemagne , Roi de France & premier Empereur d’entré6- & 7 - nos Rois, contiennent qu’il fur instamment í upplie par le peuple de dispenser lesPrélats d’aíïìstc-r dans les armées. En voici les expressions , Elcxis ormesprecamurgenibus Aíajejfatcm veflram , ut Episcopi deirccps baélenus non vexentur hoflibus , fedquando vos nofqite in hojìem pergimus, ipjì propriis refideant ìn Parochiis, Deoque fide-liter famulari fludcant & eorum Jacrofàntla Afifleria canonicê & Eco placide peragerefiatagant, atque pro vobis & cuntlo excrcitu vejlro tmk cum omnibus fìbi commijfisor cire viriliser Aiijfafque dccant are csr I.itanias, arque eleanofìnas finere decertent q? c.JV.im fine dubio potins vobis nobifquc proficere pojfunt, fi remanfierint, quamfi in hof-tem , vel a J pttgnum perrexerint, quia tune eorum precibus adjuvamur , £r mod 9eorum prejfssris gravantur, (S c.
Cela nous fait connaître que les Ecclésiastiques ont comparu de toute anciennetéauv Bans & Arriérebans, pour‘donner des bénédictions aux combattans, pour récon-cilier ceux qui étaient en danger & pour les fortifier par. leurs prières.
Cependant Enguerrand de Monstrelet nous fait remarquer combien cet exerciceleur étoit peu convenable, par le récit qu’il fait de l’Archevêque de Sens frere deJean de Montaigu grand Maître d’Hôtel de France, qui méprisant l’état Pontifical »portait un baisinet pour une Mitre , une piéce d’acier pour Chasuble & une Hache-d'aïmes pour' une Crosse.
Mathieu Paris en la vie de Richard premier, Roi d’Angleterre 5 c Duc de Nor-mandie, surnommé Cœur de Lyon , raconte aufii que Philippes de Dreux, Princedu fane de France , Evêque de Beauvais accompagné de Ion Archidiacre, outre-passant les bornes de fa profession., avoit çté à la guerre & fait prisonnier pari’Ar-mée Anglaise ; furquoi le Pape Célestin III. écrivit à Richard Roi d’Angleterrepour la déliviance de cet Evêque, qu’il apelloit son frère , son très-chtr (ils Sc en-■fant de l'Lglife , pensant par des paroles si tendres acquérir plus de faveur auprès duPrince panais il ordonna que la cuirasse, dont avoit été revêtu ce Prélat, fût portéeà Rome avec ses Lettres qui contenaient ces termes : Voyez. Ji cette Robe est de votrefils ou non, qui a été pris non en prêchant ni en chaire , mais en guerre combattant.La réponse du Pape fut : II n ejl mon fils ni de /’ Eglise , quiljoit mis k rançon k lavolonté du Roi , puisqu il s’efl montré plus Soldat de Alars que de fiefus-Cnriji , qu ila préféré U lance au Bâton Pastoral, la cotte de maille a V Aube, U bouclier à l’Eftolle,& t épée au glaive d.u é aint-E.fiprit, qui ejl la parole de Dieu. Puis ajoute qu’il nemanderait rien davantage au Roi d’Angleterre , ct qu"il le priait feulement de trai-ter gracieusement ce Prélat & de l’élargir, ce qui fur exécuté.
Le uísérend'survetìu pour sa prison l’an i [97. ct l'ordre qu’il avoir reçu de s’ab-Gtù’h’mi stenir de la guerre n’empccha pas qifil ne s’y trouvât encore, selon Guillaume leBiitoiiis Breton. II lut à la bataille de Bouvines ( l’an 12.14. 111 5 * ) assistant le Roi
A m r, id Philippes Auguste ; & comme il ne voulut pas se servir d’épée, ainsi qu’il avoit saitPhf.spules. auparavant, mais fraper fans tuer, il se servit d'une Malle d’armes, dont il attaquaIO " ct sir prisonnier le Comte de Sarisbery , dit Longue-épée frère naturel ct Lieute-nant çle Jean faus Terre Roi d’Angleterre.é> ic plerofque alios clava jrernebat cadem.
Antoine Loisel Avocat en Parlement, dans ses Mémoires de la Ville & Eveche de-Beauvais, écrit que ce Prélat a été cause que les anciens Peintres faisant des Portraitsdes Pairs de France Ecclésiastiques, ont représenté l’Evcque & Comte de Beauvaisávec une cotte d’armes par dessus son Surplis, ct que c’est de-ià que les Evêquesles Successeurs ont porté la cotte d’armes du Roi , lorfqu’ils assistent à son Sacre ct-Couronnement. Thomas de Waisingham ajoûte à cela que ce Prélac Philippes ac