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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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2,0. DuBanetA'rrie’ reban:

si des Stradiots d’Albanie. Ils m fe servaient rien moins de tout cela , dit encore cet :Auteur, car tonte la Noblesse fervoit le Roi, si il n’y avoit Ecclésiastique > tantgrand & saint fût-tl, s’iltenoit fief, qu il ne vint faire service , à peine de voir sa>pf ies saisi.

Pour mettre les Ecclésiastiques hors de blâme du sang & des cruautés qui accom-pagnent les Armes, on dit qu’anciennement ils ne portoient ni épées ni lances , mai»qu’ils avoient des massues , comme on represente aux Armes de quelques Archevê-ques de Sens ; armes non pour tuer , mais pour servir à la défense & pour porter parterre, selon la pensée de Monsieur du Tillet ; néamoins cette proposition peut re-cevoir de grands doutes , parce que les massues étoient une forte d'armes donton se fervoit d’ordinaire «ux expéditions les plus périlleuses, à l’exemple d’Her-cule.

L’on dira peut-être : Pourquoi les Ecclésiastiques étoient-ils alors obligés d’alkpsr la guerre ? Quel avantage tiroit-on de leur présence ? Etoient-ils aux Armées com-me de? statues immobiles, fans être animés par le péril de leurs Compatriotes ?Etoient-ils comme ces Mercnres qui montroient le chemin aux autres fans faire demouvemens ? On peut répondre à cela , que la conduite de leurs Vassaux étoit unesset d’obéissince absolue qu’ils rendoient aux Loix faites dès la naissance des Fiefs»étroitement & religieusement observées par toute forte de personnes, afin qu’à limi-tation des Ecclésiastiques, les autres fussent plus promus à leur devoir ; c’est pour-quoi dans les convocations du Ban & Arriéreban , faites dans les siécles passés, tousles Ecclésiastiques étoient mandés.

L’on sçait bien que la discipline de l’Eglise , étroite en son commencement , dé-fendent aux Ecclésiastiques non feulement les actions violentes, mais encore tousles (oins & toutes les occupations qui assoient au sang, étant entièrement réduits auxprières. Moysc ne fut pas trouvé digne -du Sacerdoce, ni David un sujet qui fûtpropre pour construire le Temple de Dieu , parce qu’ils avoient trempé leurs mainsdans le sang , & ces faveurs furent réservées à Aaron & à Salomon , comme person- -nés pacifiques. Depuis l’Eglise s’est relâchée par diverses considérations. Le CardinalBaronius permet au Clergé de répandre le sang dans une Bataille , pourvû que csne soit point de leur main , mais de cesse d’autrui, c’est-à-dire par leurs conseils& leurs avis , ce qu’il raporte au Pape Grégoire IX. fur Tannée *053.

Aussi le Roi Philippes le Bel par ses Ordonnances de Tannée 1302. &'suivantes,veut que les Prélats qui dévoient service à la Couronne , assassent à T Armée, maisc’ctoit feulement pour avoir leur conseil'fur le fait de la guerre.

&nd.' Les prières, les exhortations, les consolations, les intercessions envers Dieu , telles .

17.- que prntiquoit Mcyfe dans les Armées d’Israël , étoient les principaux fruits desEcclésiastiques. Cumque levaret Jiíojses. manus ■, vincebat Israël > sine antem pau~litlum remisset , super abat Amalech.

Cela est conforme au zèle & à la piété qu’exerçoient Minasses Evêque d’OrléánS'»AT Guillaume Evêque d'Auxerre , dans l’Armée du Comte de Mòntfort , contreHsiorìa Albigeois , Sopedilfi antem Episicopi siemper erant cum Comitéseque quotidie pr-ofiy.m Pet Cbrifti servitio periculis exponebant : de fiio proterca dabant largo, dona militibus qui"Mv'uubii CHm £0 erant inservitio Dei , redimebant captives» si cotera largo si sitnblo probitatiScuvobá officia virisimclifstmi sollicite exercebanti

Val.is cir — Tr Wace de Gersay Chanoine dé Bayeux, décrivant en poésie la mémorable Ba-S a st nc ' e P ar '(Guillaume lê Conquérant Duc^âe Normandie, fur les Harald,'tenstúmtap usurpateur du Royaume d’Angleterre , Tan 1066. nous represente que Roel Evê-6>-, que dé Constances, prioit Dieu en cette journée, donnant des bénédictions aux brar

y»s N Osmans au milieu du combat, qu’ils remportèrent avec tant de gloire.