Chapitre X,
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C FI A P I T R E X.
SJ Us Roturier! possédant des Fiefs, font obligés d’ ajiftcr.au Ban dr Arrtéreban .
comme des Digues „ T . , ,
Nahatdus
S ’Il cil vrai que les Ecclésiastiques aient été sifjets au Han &: Arriéreban , l’onpeut dire que tous les autres Vassaux , de quelque nature & condition qu’ilssoient y peuvent être assujétis , parce q u'ils (ont tous ensembl
& des ílempars oposcs aux ennemis, & des victimes dévouées à la fortune de TEtat. inL 4>í( „.Pourquoi les Esclaves en une extrémité ne se mêleront-ils pas non-feulement avec les tem Stso-assranclais, mais avec les libres Se les personnes-Nobles. Ainíì il éroit permis aux Serfs vum m t, esdans le tems des Saturnales déjouer le personnage de leurs Maîtres, L’on a aussi \û orcl ’ r,ís r al fdans les nécessités urgentes, le Sénat Romain êc les Générau-x de ce grand Etat leur^^'îdonner la liberté, asin qu'ils sussent capables de porter les arme*. Et César, dit (,uìi,mingr..dans ses Commentaires au sujet de Vercingentorix Chef des Gaulois, que tous ceux n nom m (f.qui étoient- capables de porter les armes y étoient contraints ; Qui per atatem arma fitvmmttferre poffent ad bcllum cogcrentur.
Quelqu’un dira peut-être, que comme le Fief de fa nature est Noble’, A: donne' Comment. •au prix. de la vertu , qu’il ne doit être possédé que par des Nobles, ni le service qui 7 *se fait en conséquence de cette possession , être rendu que par des personnes, de mêmequalité , Lé que ce seroit un mélange indigne de ('excellence de la Noblesse de com-prendre. des Roturiers avec des Nobles.
Cette réflexion seroit capable de me faire impression , ss nos Rois n’avoient per-mis aux Roturiers de posseder des Fiefs, s’ils n la voient levé leur défenses, Se s’ilsne les tenoient capables d’ássster à ces convocations, moyennant le droit des Francs-fkfs qu’ils leur paient ; de forte qu,e ce seroit témérité d’y vouloir contredire. A u fl!l’Ordonnance d-u Roi François I. del’an 1545 nous aprend que f les Roturiers te-nans des Fiefs veulent servir en-personnes, ils y feront reçus, pourvû qu’ils soientcapables & expérimentés aux armes.
Ce n'efl pas aussi- fans raison, que L’Auteur de la vie. d u Roi Charles FA. fur l’an-née 141 5. parlant de la Bataille d’sHinccurt, soutient que les Roturiers font attjf ca-pables des armes.que les.Nobles., cT ajout e que les Bourgeois de P ari s firent offre k SkÀíajefé de fixsnïllc hommes bien armés, pour combattre k la- têt e de Armée aux jours-de bataille ,- mais comme f.c an de France Duc de. Berry saisit un grand éloge de cctte-milice , en préfacé des Chevaliers de fa fuite, B un d'eux nommé fcan.de Beaumont ré-partit.avec mépris , qu avons-no us- affaire de /’ affflartce de c c s~gens de Boutique, puisque nous sommes trois fois plus forts en nombre que ne font les Anglois -, je ne fçai pas ,dit cet Historien , s'il croyoit les Roturiers indignes des armes ; mais f assurerai bien euavoir connu plusieurs qui y ont acquis grand honneur , dr je. dirai encore que le Royaumeét-oit plus florissant autrefois quand on y recevoit toute forte de gens avec plus d’acception delavaleur que de la condition poursuivant ce discours,' il dit encore , nos Historiensn eus aprennent aye nos Chevaliers ne fe trouvèrent pas mieux d'un pareil orgueil k Co.tr-tray , oìt iês- Flamant les renversèrent dans les Fosses qu ils -avalent creusées pour leSsurprendre ; de m c me k Poitiers, ou le Roi fle'an fût pris, dr en Hongrie , oìt les Turcsen.firent un..sanglant carnage k la Bataille de Nicopolis : c’e /1 pourquoi fl ne puis , queje ne blâme ici ce mépris trop superbe des Nobles ; aussi ce malheur arriva cn cette jour- Críins, Ar*née dé ANtncourt -, oìt Charles Sire dé Albret Connétable de France , qui coramandèitP Armée , fut défait. Fng-uer-
II est,certain .que nos Rois ont toujours considéré les non-Nobles comme des gens raid de
Monstn-set. lìii Eœilfer-r
Jean Ju-enal des