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Tome cinquième.
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La Suisseen géné-ral.

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de celles qui énervent lame; il avoit unecroyance erronée, il est vrai, mais qui lélc*voit au-dessus de lempire des sens.

Berne , comparé à Zurich, comptoit danssa bourgeoisie un plus grand nombre degentilshommes, en ce quil étoit situé danslin pays ouvert, soumis à une multitudede seigneurs. Lesprit de ceux qui lavoientfondé (191) y fomentoit aussi des inclina-tions plus belliqueuses. La constitution deZurich favorisoit davantage le développe-ment des facultés de toutes les classespeuple, dans les arts et les habitudes de lapaix; sa bourgeoisie étoit plus susceptiblede civilisation (192) : à Berne, les magistratsavoient un caractère plus imposant. Zurichoffroit peut-être limage dune ville plus par-

(191) La multiplication et ladmission des famillesnobles entretenoit son influence. Il reste tout-auplusà Zurich cinq ou six familles dancienne noblesse »et de la postérité des anciens chefs de la république;et naturellement elles se sont plus modelées sur les-prit de la constitution, quelles ne lont modelée sufles principes de l'ancieqne noblesse.

(192) Il ne sagit pas des manières, mais des mœursde la bourgeoisie, et de la masse, non des individu*pris séparément.