6z
u teroit pour eux aucun préjudice, et que,, la paix ne se feroit point sans qu’ils y„ fussent compris”. En même tems , il leuraccorda pour toujours “ le droit d’imposer33 un tribut (64), dans les affaires qui avoient„ pour objet l’utilité de l’Empire , celle de3» l’empereur, ou leurs propres besoins, sur33 quiconque étoit domicilié dans le ressort33 de leur haute justice, y avoit droit de par-,3 cours, ou de forêt, et jouissoit de la pro-
doute les scrupules des autres Confédérés n’avoientrien que de louable ; mais si les frontières naturellesde la Suisse forment aujourdhui sa sûreté, si l’Aargauest à l’abri des impôts arbitraires, si même des limitesmieux tracées ont permis aux Cantons de vivre par lasuite en bonne intelligence avec la maison d’Autricheet de ne plus redouter ses intentions, ces avantageset beaucoup d’autres sont dû à Berne, qui sentit qu’ilne falloit pas négliger une occasion aussi favorable.Nous avons cru ne devoir taire aucune circonstance decette grande époque. La même plume qui ne sert ja-mais , au moins sciemment, à étouffer ou à défigurerla vérité historique, saurait mettre au jour des motifsd’un poids suffisant pour la conservation , tant del’Aargau que des autres contrées Helvétiques. Le meil-leur moyen de ne pas craindre l’histoire, et soi-même,est l’étude de l’histoire. Elle montre ce qui est véri-tablement à craindre et les moyens de l’éviter.
(64) Dipl. de la même date que la lettre delà note 6 3.