5*2
& la justice; or rien de plus juste que d'ôter le pouvoirj) à ceux qui en abusent. L'habit ecclesiastique neJ, donne point un caractère sacre aux tyrans ; d’ail-„ leurs , a proprement parler, les confé-„ dérés n’ont point rendu de jugement ;j, ils n’ont fait que régler un accommode-,, ment à l’amiable. Il se peut que les chefspensassent autrement ; mais le peuple, sur-tout la jeunesse, étoit persuadé que la li-berté consistoit dans la prérogative de fairetout ce qu’on vouloit, de se dispenser detout ce qu’on ne vouloit pas.
L’abbé se plaignit aux confédérés , à l’em-pereur , à l’évêque de Constance et au pape.Sigismond fît passer en sa faveur au gouver-neur impérial de Souabc et aux états de laSuisse (7j"4} un ordre dont les intentionsétoient bonnes, mais qui demeura sans effet.La guerre de Bellinzona occupcit les confédé-rés; ils voulurent ensuite tenir à ce sujet unediète à Kussnacht; mais le mauvais tems empê-cha la plupart des députés de s’y rendre(7 jj).
(754) Ecrit de l’empereur Sigismond au Truchsessde Waldbotirg; 1422.
(7; O Missive des confédérés, adressée de la diètede Kussnacht à l’abbé Henri. 1425.