d'Herisau pour aller à la rencontre de Fré-déric. Se persuadant dès lorsque les limites,du côté de Gaiss , étoient absolument dé-garnies , et qu’on ne se doutoit pas de saproximité , elle se hâta de marcher en avant.Mais soit que la force armée ne fut pas en-core partie , soit que les Appenzellois eus-sent laisié des garnisons à Gaiss, dans lechef-lieu, et dans les autres districts (ce quiest plus vraisemblable , attendu qu’il étoitaisé de prévoir une irruption du côtédu Rheiuthal ) , ces garnisons, ou bientout le peuple des Rhodes intérieurs , re-çurent l’ennemi à Sioss. Découragé par lerenversement de ses espérances', il eut àcombattre des hommes préparés à tout, avan-tageusement postés , et qui défendoient leurpatrie sur un champ de bataille déjà signalépar une de leurs victoires. Il n’est pas sur-prenant que plusieurs Tokenbourgeois ayentpéri (gio) ; il l’est davantage que les fugi-tifs n'ayent pas dépassé Altstetten (811 ). Sans
(gio) Un grand nombre , suivant Tschudi ; 320au rapport de Walser; 350 , suivant la chroniquede Rhan.
(ün) D’après Tschudi et Walser, je supposeque ce fut lk la première bataille de cette guerre.