d’ailleurs mal gouvernés, le succès même deses armes développa dans son sein un germefuneste de troubles'intérieurs.
j’ai montré dans le dernier chapitre du li-vre second, et dans la première partie decelui-ci, comment on oublia le généreux prin-cipe des fondateurs de la liberté, qui con-sistoit à n’avoir point de sujets, mais beau-coup d’amis (f). Ce changement s’effectuapeu à peu et sous des prétextes plausibles.Bientôt les cantons, en s’alliant avec certai-nes contrées, ne crurent pas devoir leur ac-corder sur le champ la plénitude de l’égalitéet de l’indépendance , soit que le parti desanciens seigneurs y semblât trop dangereux,soit qu’elles fussent trop exposées aux atta-ques de l’ennemi. Ailleurs, lesseigneuis étran-gers , que leurs passions engageoient dansdes entreprises qui snrpassoient de beaucoupleurs forces et leurs revenus , se virent con-traints pour se procurer de l’argent, de ven-dre ou d’engager à un canton , des biensqui étoient à sa convenance. Les cantonsdonc le territoire étoit environné en tout
( S ■) Tome IV. page 3S3) J97- Comp. Tome III,page 6j , etc.