58ï
sipée. Ce fat un nouveau motif pour que 1 oncessât de voir la patrie dans l’ensemble delàconfédération. Il en résulta que des magis-trats même , accessibles à l’ambition ou à lacupidité , crurent montrer du patriotisme ,•en s’efforçant le plus qu’il leur étoit possi-ble, d’aggrandir leur canton , sans égard pourles autres.
Ces maux, enfantés par les circonstances,s accrurent avec d’autant moins d’obstacleque l’expérience n’instruisoit pas les confédé-rés sur les suites d’un tel ordre de choses.Us se développèrent fout-à-coup d’une ma-nière terrible en 1436. Dans l’espace d’en-viron quatorze ans , on vit tous les confé-dérés armés contre Zurich , Zurich leur te-nir tête avec la maison d’Autriche , et leurmasse entière mesurer ses forces avec leDauphin de France. Cette guerre où furentdéployés les plus grands efforts et le plusgrand courage (il), manifesta plus quetous les évènemens antérieurs, une vigueurinhérente au caractère national et qui le ren-dent capable des actions les plus sublimes
(ii) Ce fut la guerre la plus acharnée que lesSuisses eussent encore faite ; Etterlin.
O 03