f'So
se montrèrent les plus probes. Les Labitansdes Waldstettcs, en qui d’ailleurs la simpli-cité pastorale n’cxcluoit pas la bravoure ,suivirent l’exemple de leurs confédérés , s’enrapportant à leur expérience , et timides com-me un adolescent, la première fois qu’il s’é-carte de la vertu.
A compter de ce moment, la diversitéd’intérêt et mille passions nuisibles affoibli-rent l’antique fraternité. Ceux des cantonsqui s’étoient considérablement aggrandis ,parurent aussi soigneux de conserver et d’ar-rondir leurs conquêtes , qu’ils l’avoient jadisété de défendre la liberté et leurs amis. Lesautres envièrent tellement leur nouvelle puis-sance , que le St. Gothard ne fut pas assezhaut pour les détourner de tenter en Italiedes conquêtes pareilles aux leurs. La défensede leurs acquisitions parut aussi onéreuseaux premièrs (y), qu’il leur sembloit dur àeux-mêmes de concourir à celle de leurs sei-gneuries situées dans le Jura (io). La crainted’un ennemi commun avoit entretenu leurbonne intelligence. Cette crainte étoit dis-
(9) Tome VIL
(10) Morac 1476, le pays de Vaut!.