les plus împortans de leur cantons respectifs.Chacun d’eux servoit sa patrie avec tantd’activité, étoit si passionné pour elle , quel’intérêt de la grande patrie , commune àtous les confédérés , n’étoit pas capable demodérer cette ardeur , imperfection déplo-rable, d’où s’ensuivit la plus grande des ca-lamités.
Le père de Rodolphe Stiissi n’étoit pointnatif de Zurich. Une prairie du canton deClaris , où la Sernft se jette dans la Lint ,renferme un grouppe de maisons, appelleZusingen (6), et voisin d’une chapelle très-fréquentée. Les Stiissi habitoient une de cesmaisons. Claris faisoit alors partie de la con-fédération Helvétique ; mais il n’y étoit pasencore admis sur un pié d’égalité (7), et saliberté étoit encore imparfaite sous plusieursrapports (8), lorsque Rodolphe Stiissi lepère, entraîné par le désir de s’élever, alla
(6) Je trouve aussi Zum-Singen [ pour le chant ] ;c’étoit probablement une allusion à la chapelle.
(7) Tom. IV , page 382. Le traité ne fut changéqu’en 14.^0,
(8) Avant que l’abbaye de Sekingen lui eut venduses droits. Tom. IV , pag. 120.