6 49
champ dans la Confédération Helvétique , si ,comme autrefois , les Suisses navoient cherché quedes frères et des amis, et non des sujets. Plusieursmotifs de prudence, leur faisoient préférer ladomination autrichienne. La puissance desConfédérés leur paroissoit trop bien affermiepour leur laisser l’espérance de racheter leurliberté ou la conquérir (34), Pour le temsou ils dévoient avoir des maîtres , ils jugèrentapparamment qu’il leur seroit plus conve-nable et plus avantageux, d’obéïr à un sei-gneur illustre, indulgent, auprès duquel ily avoit de l’honneur et des richesses à acqué-rir , que d’être soumis au bourguemestre ,qui menaçoit déjà , et qui ne donnoit rien(3 f )•
Leur déclaration fut très-agréable au duc.Cependant, comme l’âge l’avoit rendu pré-voyant , surtout lorsqu’il s’agissoit de faire
qui prenoienc depuis quelque tems, la faqon de pen-ser des Rhétiens dans le voisinage desquels ellesctoient situées.
(34) Les confédérés ne laissoient rien sortir deleur mains. Tschudi.
( 3 s) Voyez ci-dessus, note31. Leur intention étoitde ne rien donner au duc, bien qu’il les eut rachetés.Tschudi.