xij P R E F A C E.pcr dans des ambiguïtés. Il commencepar établir une proposition vraie , maismal présentée,& condamnable à cause desréticences affectées , qu’un Théologienexact & bon François éviteroit avec beau-coup de foin. « La puiílance de l’Eglise,w dit - il, est distinguée de la puiílance» Civile , & va de pair avec elle. » Rienn’est plus vrai ; mais il falloir ajouter queces deux puissances four distinguées en cequ’elles ont dans leur ressort , Tune leschoses purement spirituelles , l’autre leschoses purement temporelles, & qu’ellesvont de pair en ’ce sens ; qu’elles font ab-solument indépendantes l’une de l’autre ,de forte que í’une ne commande jamaisà l’autre : ce qu’elles ne pourroient fairefans empierrer fur leurs droits respectifs.L’Auteur bien éloigné de s’expliquer avecjuste île, ajoute auffi-tôt après, que la puis-sance de l'Egiife es véritablement & pro-prement d.' empire & de coaclion\ ce qui con-tredit formellement ces paroles de J. C.répétées jusqu à trois fois dans l’Evatigile :(a) Vous jçaveç que les Princes des Nationsles dominent , & que ceux qui font grandsparmi eux les traitent avec empire. II n enfera vas de même parmi vous. Les Peresde l’Eglise & tous les bons Commenta-
ja) Match. xx.if. Marc. x.41. Luc. xxn. 15.