PREFACE. xïíjteurs reconnoissent que J. C. interdit parces paroles toute domination & toutempire à ceux ausquels il confie fa puis-sance spirituelle.
O ailleurs, quoi de plus absurde qued’attribuer à l’Eglise une puissance in-compatible avec la nature des íujets furlesquels elle l’exerce ! Un Prince temporelpeut contraindre , parce que son autorités’exerce fur les corps ; mais l’Eglise dontla puissance est toute spirituelle, & qui nes’éxerce que fur les âmes, ne peut em-ployer que les exhortations, les anathè-mes & les autres moyens spirituels qu’ellea en main. Les âmes ne peuvent être con-traintes : elles font essentiellement libres& ne se soumettent que parce qu'elles leveulent, & autant qu’elles le veulent.
Cette absurdité ne suffit pas à l’Au-teur. II ajoute que la racine & la pro-priété de cette puijfance ( coactive ) résidedans le corps de ï’ Episcopat ; que la co ac-tion est par conséquent del'essence même .du pouvoir de l’Eglise ; surquoi il fait le~*procès aux Anglois, parce qu’ils assurentque l’Eglise ne peut exercer le droit decontrainte que du consentement des Prin-ces & des Magistrats. II nomme les An-glois pour faire entendre que les héré-tiques seuls pensent ainsi, Lc pour étai.