4 8 Puces juflificaùves.
lence, si j’osois consulter mon intérêt & mon incli-nation : mais comme la charge où j’ai l’honneurù'être, ne me permet pas de me déterminer parces considérations particulières, je fuis obligé devous dire , qu’encore que le Parlement ait donnéplusieurs marques de (bn estime à cette célébréUniversité,néanmoins elle en reçoit aujourd’hui untémoignage encore plus éclatant par la peine queMonsieur le premier Président a voulu prendre devenir en ce lieu vous assurer lui-même de la con-tinuation de fa bienveillance, & quitter les em-plois qui l’occupent continuellement pour le ser-vice du Roi & pour le bien de l’Etat dans le plusauguste Tribunal du Royaume, pour rendre plusautentique par la présence d’un si grand Magistrat& de six de Messieurs les Conseillers de la Grand’-Chambre, l’enregistrement de l’Edit qu’il a plû àSa Majesté de faire fur là Déclaration, par laquelleles Députés du Clergé de France assemblés en cetteVille ont expliqué leurs sentimens fur la puissancede l’Eglise.
Les Prélats & les autres Ecclésiastiques qui com-posent cette Assemblée, avouent par le premierarticle , que l’Eglise n’aaucun pouvoir sur l’autorìtéque Dieu a donnée aux Princes pour le gouverne-ment de leurs Etats > qu’elle ne peut les déposer,& que leurs sujets ne sçauroient être dégagés quepar leur mort, de l’obligation qu’ils contractenten naissant de les servir fidèlement.
La seconde partie de cette Déclaration expliquel’étendue du pouvoir que Dieu a donnée à sonEglise, & aux successeurs de S. Pierre , qu’il en aétablis les chefs visibles fur la terre, avec un droitde primauté qui n’est pas un vain titre d’honneur& de prééminence, mais qui leur donne le foin
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