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de veiller à la conduite des fidèles, avec autoritéfur chaque Eglise particulière , comme ils fonteux-mêmes soumis à i’Eglise universelle.
A l’égard de cette premiere partie, qui regardel’indépendance de nos Rois , elle n’a besoin del’approbation de personne. On ne la peut agiterdans le Royaume comme une question probléma-tique, fans crime de Léze-Majesté ; Lc ce ne pour-rait être la matière d’une délibération du Clergéde Irance, ni de l’Eglise entiere , à qui Dieu n’adonné aucun pouvoir sur ce sujet. Audi la sagessede ces Députés les a obligés de rendre seulementtémoignage à cette vérité, & nous recevons avecjoie les suffrages fur cette matière de ceux doncnous respectons les décisions fur les matières ec-clésiastiques & spirituelles, & nous regardons cetteunion des différons ordres de l’Etat, comme urrrempart assuré contre ses ennemis étrangers Scdomestiques, & comme le lien le plus propre àmaintenir cette union si nécessaire entre les Pon-tifes & les Rois,en les faisant souvenir des bor-nes que Dieu a plantées entre le Sacerdoce Scl’Empire.
En effet, fa Providence quia établi la puissancedes uns &des autres, leur a donné des objets dif-sérens pour en exercer les fonctions. Elle a vouluque les premiers Chrétiens reçussent la nourri-ture & la vie spirituelle de la main des Pontifes ,c’est-à-dire, l’instruction des choses nécessaires pourle salut ; que les Prêtres attirassent fur eux par leursprières les bénédictions du Ciel, & qu’ils sancti-fiassent leurs sujets par leur exemple, aussi-bienque par leur doctrine.
D’autre part, ce souverain dispensateur de ton-’ces choses a voulu que les Pontifes reçussent de
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