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de Messieurs, & à fa gauche les trois autres. M. leProcureur Général seul en un fauteuil en retour àla droite; moi en une chaire un bureau devantmoi ; le premier Huissier ensuite sur une chaire ;le Doyen, le Syndic, les Docteurs Sc les Bache-liers en leurs places ordinaires, & le Scribe en unbureau du côté du Doyen. Apres que tout le mon-de a été placé & couvert, M. le premier Présidenta dit :
Votre établissement a commencé fous le Régnéd’un Prince que Rome a canonisé , Sc qui nous adonné les premieres armes pour défendre contreelle nos libertés. Le même esprit a régné depuisparmi vous , & vous avez toujours sagement dis-tingué le Sacerdoce & l’Empire. Toutes les puis-sances font de Dieu. C’est une erreur de croirequ il n’en ait établi qu une. Bien loin de les trou-bler quand il paroît au monde , il vient les recon-noître. II ne donne à son Eglise qu’une puissancespirituelle, & ne la confie pas à un seul.
Ces vérités que vous avez toujours enseignées,font les motifs de l’Edit du Roi. 11 a donné lapaix à l’Europe ; il la veut aIItirer, & faire qu al’avenir une puissance n’entreprenne plus fur l’au-tre. II veut que son Edit soit conservé dans.vçsRegistres , comme un ouvrage que vous avez pré-paré , Sc regarde cette maison comme le templede la paix , où l’on gardoit les loix qui dévoientêtre éternelles.
M. le Procureur Général du Roi a ensuite prisla parole, & a dit :
11 n’est pas extraordinaire que l’on ait de ladéférence pour des personnes que leurs dignités& leur puissance élèvent au-dessus des autres ; ledésir d’en recevoir des grâces , & la crainte de leur
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