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êc de hauteur de la part d’Elisabeth.Dieu, la nature, l'homme, ses mal-heurs & les moyens qufil a d'êtreheureux, ses devoirs & ses foiblesses,la chaîne morale de tous ses rapports ,voilà le sujet de leurs entretiens 8 c deleurs lettres. C’est ainsi que les Phi-losophes doivent s’entretenir avec lesGrands. La nature avoir destiné àDescartes une autre disciple encoreplus célébré. C’étoit la fille de GustaveAdolphe , c’étoit ^immortelle Chris-tine (í). Elle étoit née avec une de
(•O C’est une chose remarquable que Descartes-ait eu pour disciples les deux femmes les plus célé-brés de son temps. On en a vu presque dans cha-que siecle , qui ont joint l’empire de l’esprit à celuiLie la beauté. Quoi qu’ait dit un Sage austere , lesgrâces qui leur sont naturelles , n’empêchent pointqu’elles ne puissent avoir l’étendue & la profondeur'de Pesprit. Si ces exemples sont rares, c’est qu’ellesne sont presque jamais ce qu’elles pourroient être.Trop sures de gouverner les hommes par le senti-ment , la plupart dédaignent de les gouverner encore'par leurs lumières. Heureusement elles commencent
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