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climat en climat. Elle avoit franchi
traitaient de Dieu dans leurs ouvrages, parlassent sísouvent de Vinfini, comme s'ils savoient ce que veutdire ce mot. Les Catholiques l’accuserent d’être Cal-viniste ; les Calvinistes, d’être Pélagien ; sur son doute,en Paccusa d’être Sceptique ; plusieurs Paccuserentd’être Déiste ; &. l’honnête Voëtius , d’être Athée,Voilà les accusations. Voici maintenant ce qu’il y ade vrai. II épuisa son génie à trouver de nouvellespreuves de Pexistence de Dieu , & à les présenterdans toute leur force. Dans tous ses ouvrages, ilparla toujours avec le plus grand respect de la Reli-gion révélée. Dans tous les pays qu’il habita, il fittoujours les fonctions de Catholique. Dans son voyaged'Italie , pour s’acquitter d’un vœu , il fit un pèleri-nage à Notre-Dame de Lorrette. Dans ses médita-tions méthaphysiques & dans ses lettres , il donnadeux explications différentes de la transubstantiatìon.Dans son séjour en Suede, il ne manqua jamais unefois aux exercices sacrés qui se faisoient dans la Cha-pelle de P Ambassadeur. Dans sa derniere maladie, ilce confessa & communia de la main d’un Religieux,en présence de P Ambassadeur & de toute sa famille.Est-ce là un Calviniste ? Est-ce îà un Pélagien ? Est-es un Déiste ? Un Sceptique ? Un Athée ? Jusqu’àquand calomniera-t-on les hommes célébrés ? Jusqu’àquand ira-t-on chercher dans la Religion des armespour les perdre plus sûrement, Ôc faire servir ce qu’ily a de plus sacré à ce qu’il y a de plus odieux » à lavengeance & à la haine ? On ne sauroit trop s’éle-ver contre cet esprit de fureur. On ne sauroit tropvenger Phomme juste 5c religieux que la calomnie
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