•qu’il en eût été prie par M. le Duc d’OrleansRégent, & par 30. Evêques du Royaume; ilsne pouvoient deviner ce sens mistérieux destinéà être révéré de tout le monde , fans jamais êtreconnu de personne.
Il y a plus, Messieurs, c’est que dans la vé-rité ils n’ont porté aucun jugement, & vous enallez convenir. Tous , ou presque tous fontgloire aujourd'hui d’avoir reçu purement & sim-plement. Recevoir purement & simplement uneBulle, lui rendre l’obéissance absolue exigée parle Tape» omn'-modftm obedientimn , Sc commandéepar le Prince, sans au préalable en avoir exa-miné la doctrine , & fans être convenu du sensprécis que l’on condamne dans les propositions ;n’est point porter un jugement fur la doctrinede la Bulle , c’est s’y soumettre aveuglement.
Quelle différence raisonnable pourroit - onmettre en effet, Messieurs , entre l’acceptationd’un Evêque qui déclare recevoir purement Scsimplement la Bulle en la maniéré que nous ve-nons d’exprimer, & qui en le déclarant ignoretrès-parfaitement en quel sens la doctrine qui enest l’objet, a été condamnée , & l’acceptationd’un simple Laïc qui en ignorant la même cho-se , déclare pareillement qu’il reçoit purementSc simplement la Bulle ? Il n’y en a absolumentaucune. L’un ne porte pas plus de jugement qqel’autre, Lc l’un Sc l’autre font dans une égale im-puissance d’en porter aucun. Les Evêques ac-ceptans n’ayant porté aucun jugement fur ladoctrine de la Bulle, elle ne peut donc être re-gardée comme un jugement de l’Egliie univer-selle , mais seulement comme un jugement in-forme du Pape , souícrit par les Evêques fansconnoissance de cause.
B