iîes Peres qui ont paflé le même langage?
Mais, iS, leur répondra-t-on , par quelle fa-talité pourroit-il arriver que les mêmes parolesexprimassent la vérité dans une bouche, & si-gnifiassent l’erreur dans une autre , surtout aprèsque hauteur en a lui-même fixé le sens dans desÉcrits publics présentés au Pape & aux Evê-ques , & souvent même dans le Livre des Ré-flexions ? Le Pere Quesnel n’a-t-il pas déclaréde la maniéré du monde la plus authentiquedans les Ecrits dont nous parlons , qu’il n’a ja-mais entendu ses propositions que dans le sensqu’il explique, & qu’il déteste & anathématisetout sens étranger qu’on voudroit leur donner ?Ou l’Auteur a expliqué ses propositions dansun sens catholique , ou il les a expliquées dansun mauvais sens. S’il les a mal expliquées, pour-quoi n'en avoir pas pris acte ? C’étoit un moyen-£ ííìr de le convaincre & de triompher. Le si-lence asseité que Rome & les Evêques accep-tans ont gardé fur ce point décisif, n’annonce-t-il pas à toute la terre que le Pere Quesnel é-toit innocent, & qu’on vouloit le trouver cou-pable ; qu’il avoir si parfaitement justifié la ca-tholicité de ses propositions, que ses adversairesn’ont pû trouver un seul mot de repréhensible.dans ses explications? Car enfin, où doit-on.chercher le sens des propositions d’un auteur ,si ce n’est dans ses propres explications ? Mâisnon , la passion d’une puissante cabale avoir dé-cidé que hauteur seroit Hérétique malgré lui, &que contre toutes les Loix divines & humaines ,il seroit condamné fans être entendu , ni à Ro-me , ni en Franoe malgré les plus instantes fup*plications.
En supposant, contre l’évidence du- con-