traire , que les propositions rapportées font am-biguës , il en résulte une nouvelle preuve.
L’unique régie de TEglise sur la censure despropositions ambiguës , susceptibles de deuxsens, Tun bon & l’autre mauvais, l’un Catho-lique & l’autre Hérétique , est de distinguer cedouble sens, de respeéter le bon, fk de con-damner le mauvais ; d’adopter le sens Catho-lique , & de rejetter le sens Hérétique. Le bonsens , la raison , Téquité & l’usage constant de'l’Eglise déposent également en laveur de cetterégie invariable de ses jugemens.
Comment TEglise pourroit-elle s’en écarter ?Quel est son esprit, & lc but qu’elle íè proposedans ses jugemens ? Est-ce d’embrouiller les ma-tières , au lieu de les éclaircir? Est-ce de ren-dre les disputes éternelles par l’ob sc u ri té d’un ju-gement aussi favorable à Terreur qu’à la vérité ,& que l’Hérétique puiste revendiquer aussi bienque le Catholique? Et n’est-ce pas plutôt deles déterminer par un jugement clair & précis ?C’est cependant, Messieurs , ce qu’on attribue àTEglise en lui attribuant la Bulle. L’obscuritéd’un pareil jugement expose, comme nous ba-vons déja remarqué , tous les Fidèles au dangerde prendre Terreur pour la vérité, & la véritépour Teneur.
Supposons, Messieurs, une proposition ambi-
S ue qui dans un sens signifie la présence réelle ,: qui entendue dans un autre sens signifie queJesus-Christ n’est qu’en figure dans l’Eucharistie.Survient un Jugement qui la condamne pure-ment & simplement fans dire en quel sens. N’est-il pas manifeste qu’un pareil Jugement ouvre laporte à des disputes interminables, qu’il est aussifavorable à Terreur qu’à la vérité , que THéré»