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Tome premier.
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VOYAGE

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mentait ; et le lendemain nous nous arrêtâmes aprèsle déjeuner pour ne repartir que le soir, à la fraî-cheur. Quelques-uns de nos porteurs se mirent à la-ver leur linge en chantant; car tous étaient dunegrande gaieté de se voir au terme dune course aussifatigante. Vers le soir, le chasseur et mon drogmanpartirent de leur côté; jallai du mien, avec M. deRhodes, faire une petite excursion. Quelque tempsaprès, nous vîmes accourir le chasseur tout effrayéqui nous cria de loin quun lion sapprochait. Nousrebroussâmes chemin sans plus nous enquérir, carle chasseur navait son fusil chargé quà plomb, et jenétais nullement armé, non plus que M. de Rhodes.Cependant le chasseur, qui courait toujours, nous eutbientôt rattrapé, et ce fut alors seulement que nousnous aperçûmes quil nétait pas suivi de mon drogman :il nous dit que celui-ci lavait quitté quelques instantsauparavant. Nous nous empressâmes de nous rendreà notre campement espérant ly trouver; mais il nétaitpoint rentré. Nous nous mîmes alors à lappeler avecforce. Nentendant aucune réponse et ne le voyant pasvenir, je fus saisi dune vive inquiétude; je partis à sarecherche avec cinq domestiques armés de lances;* javais le fusil du chasseur, cette fois chargé à balles :nous fîmes une battue dans les environs, et, au boutdune heure, nayant pu découvrir aucune trace dupauvre Gabrioud, nous reprîmes le chemin du camp,le cœur serré, et tressaillant à lidée quil ne fût pasrevenu. On nen avait pas de nouvelles. Lalarme gagnatout le monde, et sur-le-champ domestiques et por-r