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le travail avant que d’en ressentir la moindreimpression de fatigue a .
Il étoit sensible à la gloire; mais il ne vouloity parvenir qu’en la méritant. Jamais il n’a cherchéà augmenter la sienne par ces manoeuvres sourdes,par ces voies obscures et honteuses qui désho-norent la personne , sans ajouter au nom del’auteur.
Digne de toutes les distinctions et de toutesles récompenses , il ne demandoit rien et nes’étonnoit point d’être oublié : mais il a osé,même dans des circonstances délicates , protégerà la cour des hommes de lettres persécutés,célèbres et malheureux, et leur a obtenu desgrâces.
Quoiqu’il vécût avec les grands, soit par né-cessité , soit par convenance , soit par goût,leur société n’étoit pas nécessaire à son bonheur.
a L’auteur de la feuille anonyme et périodique dont nousavons parlé ci-dessus, prétend trouver une contradiction mani-feste entre ce que nous disons ici et ce que nous avons dit unpeu plus haut, que la santé de M. de Montesquieu s’étoit al-térée par l'effet lent et presque infaillible des études profondes.Mais pourquoi, en rapprochant les deux endroits, a - t - ilsupprimé les mots lent et presque infaillible , qu’il avoitsous les yeux? C’est évidemment parce qu’il a senti qu’un effetlent n’est pas moins réel pour n’être pas ressenti sur-le-champ ;et que, par conséquent, ces mots détruisoient l’apparence dela contradiction qu’on prétendoit faire remarquer. Telle est labonne foi de cet auteur dans des bagatelles, et à plus forteraison dans des matières plus sérieuses. (Note tirée de l’aver-tissement du sixième volume de l’Encyclopédie. )