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Tome premier.
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( 6i )

moeurs et ses ouvrages, s’est montré digne d’untel père.

Ceux qui aiment la vérité et la patrie , neseront pas fâchés de trouver ici quelques-unes deses maximes. Il pensoit,

Que chaque portion de l’état doit être égale-ment soumise aux lois; mais que les privilèges 39de chaque portion de l’état doivent être respectés,lorsque leurs effets n’ont rien de contraire audroit naturel qui oblige tous les citoyens à con-courir également au bien public: que la possessionancienne étoit en ce genre le premier des titres etle plus inviolable des droits, qu'il étoit toujoursinjuste et quelquefois dangereux de vouloirébranler.

Que les magistrats , dans quelque circon-stance et pour quelque grand intérêt de corpsque ce puisse être , ne doivent jamais être quemagistrats, sans parti et sans passion , commeles lois, qui absolvent et punissent sans aimer nihaïr.

Il disoit enfin , à l’occasion des disputes ec-clésiastiques qui ont tant occupé les empereurset les chrétiens grecs , que les querelles théologi-ques , lorsqu’elles cessent detre renfermées dansles écoles , déshonorent infailliblement une na-tion aux yeux des autres. En effet, le méprismême des sages pour ces querelles ne la justifiepas, parce que, les sages faisant par-tout le moin-dre bruit et le plus petit nombre, ce n’est jamaissur eux qu’une nation est jugée. Il disoit qu’il y1. 5